Résumé

Auguste Béchaux Les Revendications ouvrières en France… (1894)

On dit bien que l'épargne changerait tout cela ; encore faut-il qu'elle soit facilitée et pratiquement organisée. Et suffirait-elle aux exigences d'une famille nombreuse, aux accidents du travail, à la maladie, à la vieillesse. Rarement l'ouvrier, livré à lui-même, saurait pourvoir à ces difficultés de tout ordre qui font cortège à son rude labeur; il vit au jour le jour, les yeux fixés sur ce salaire, dont l'élévation le hante, le poursuit sans cesse.
Source : Gallica

Auguste Béchaux Les Revendications ouvrières en France… (1894)

Dans une société où les rapports entre patrons et ouvriers se bornent au payement du salaire, la stricte justice peut être satisfaite, mais c'est le cas de répéter l'adage bien connu : Summum jus, summa injuria. Tel embauche un jour tel ouvrier et le congédie bientôt sans scrupule ; mais, à son tour, le salarié prend sa revanche, et au jour où l'on a besoin de ses services, il les refuse. C'est un antagonisme permanent; l'atelier n'est plus qu'un marché. Au contraure, dans une société où les relations entre patrons et ouvriers se traduisent non pas seulement
Source : Gallica

Auguste Béchaux Les Revendications ouvrières en France… (1894)

Dans chaque région, la statistique relève plusieurs milliers de familles, qui épargnent sou par sou un pécule qu'elles amassent lentement, car la France est le grand pays de l'épargne. D'autre part, il y a dans ces mêmes régions nombre de familles qui, à certains moments, ont besoin de quelques capitaux. Une famille passe elle-même par des alternatives d'aisance, de gêne et de souffrance.
L'étude des budgets ouvriers permet de distinguer en France comme dans tous les pays, les familles stables, moyennes et désorganisées; or le critérium de la stabilité c'est l'épargne.
Source : Gallica

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