Résumé

Paul Pic Traité élémentaire de législation industrielle… (1894)

La mission supérieure de l'État est de faire régner l'ordre et la justice entre les citoyens : il doit assurer le libre développement des facultés de chacun, réprimer toute atteinte au droit, et maintenir l'égalité entre les contractants. Mais il n'a pas pour mission de protéger les intérêts individuels de certaines classes de citoyens au détriment des autres, pas plus les intérêts de la classe ouvrière que les intérêts des patrons ; toute intervention de l'État dans le contrat de travail, qui ne serait pas justifiée par une raison d'ordre public manifeste, est donc abusive et condamnable.
Source : Gallica

Paul Pic Traité élémentaire de législation industrielle… (1894)

Le contrat d'apprentissage est un contrat sui generis, qui tantôt se rapproche du louage d'industrie, tantôt ressemble à la vente, mais sans jamais se confondre avec l'un ou l'autre de ces deux contrats. Lorsque le patron stipule un prix en argent en échange de l'enseignement qu'il s'engage à donner, le contrat participe du louage d'industrie ; lorsqu'il s'engage à loger l'apprenti, le contrat se rapproche du bail à loyer ; il participe enfin de la vente si le patron s'oblige en outre à nourrir l'ouvrier.
Source : Gallica

Paul Pic Traité élémentaire de législation industrielle… (1894)

Il ne le doit pas, disons-nous tout d'abord ; car cette fixation d'un taux minimum des salaires serait une violation flagrante de la liberté individuelle et l'anéantissement du principe de la liberté des conventions, qui est de l'essence de tout contrat et qu'on peut bien limiter quand l'ordre public l'exige, mais non pas détruire. L'on objecte, il est vrai, en faveur de la tarification, que l'ouvrier n'est pas libre lorsqu'il contracte, que la situation n'est pas égale pour les deux parties et que le législateur doit intervenir pour rétablir l'égalité.
Source : Gallica

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