Résumé

Roger Merlin Le contrat de travail, les salaires… (1907)

Nous sommes loin du temps où le patron pouvait déterminer de son plein gré et dans sa souveraineté, le prix d'un salaire octroyé, sans qu'il y ait débat préalable ou tout au moins consentement tacite à la fixation d'une rétribution convenue. Plus on avancera, plus le contrat de travail prendra le caractère d'une sorte d'association non pas juridique sans doute mais économique, dans laquelle l'ouvrier réclame en échange de son travail et l'entrepreneur lui promet une somme déterminée à forfait sur le prix espéré du produit net futur.
Source : Gallica

Roger Merlin Le contrat de travail, les salaires… (1907)

Si le chef ne voit dans l'ouvrier que l'instrument de sa fortune, l'homme-machine, s'il ne sent pas qu'il lui doit une administration sérieuse, qu'il a charge d'âmes, que de son zèle ou de sa négligence dépend le pain des vieux jours de tous ses employés, il fera mieux de s'en tenir au salaire pur et simple, il jouerait d'un instrument qu'il ne saurait apprendre.
De leur côté les ouvriers doivent avoir en eux, au préalable, quelques germes de qualités d'épargne, de prévoyance et de fidélité. Les qualités morales ne sont pas tout chez l'ouvrier. Il faut l'intelligence pour comprendre.
Source : Gallica

Roger Merlin Le contrat de travail, les salaires… (1907)

Le salaire a déjà perdu son caractère ancien d'allocation bénévole de la part du patron, pour devenir la quote-part librement discutée de l'ouvrier dans l'œuvre de production ; grâce au développement de la civilisation, il dépend de moins en moins des fatalités économiques et toujours davantage de la productivité du travail, en relation directe avec la volonté humaine ; enfin, par les modalités que ce salaire peut revêtir, primes ou participation aux bénéfices, la collaboration de l'ouvrier et du patron devient chaque jour plus intime.
Source : Gallica

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