Résumé

Daniel Le Hire Les salaires des ouvriers au point de vue du droit civil… (1900)

Quelle que soit l'importance absolument primordiale pour l'ouvrier d'aujourd'hui de la question du taux du salaire, il arrive en fait quelquefois qu'il se fait embaucher sans s'en être préoccupé et sans qu'un chiffre spécial ait été fixé dans le contrat. Dans ce cas la question qui se pose est celle-ci : y a-t-il eu véritablement contrat de louage d'ouvrage? Pour nous cela dépend des circonstances: oui, s'il y a en ce qui concerne ce genre de travail un prix-courant que l'ouvrier peut être considéré comme ayant tacitement accepté.
Source : Gallica

Daniel Le Hire Les salaires des ouvriers au point de vue du droit civil… (1900)

On ne peut protéger le salaire d'une manière sérieuse, pas plus qu'on ne peut protéger un bien quelconque contre l'action des créanciers sans l'immobiliser. « La loi protectrice que les ouvriers réclament, et que nous voulons leur donner, doit être envisagée dans toutes ses conséquences, et si on veut réellement assurer aux travailleurs le paiement de leur salaire, il faut le garantir contre les entreprises des créanciers qui pourraient, grâce à l'incessibilité, réduire à néant toutes les dispositions prises à l'égard de l'insaisissabilité. »
Source : Gallica

Daniel Le Hire Les salaires des ouvriers au point de vue du droit civil… (1900)

Nous devrions en conclure que
si les ouvriers négligent d'exercer l'action que leur confère l'art. 1798, l'entrepreneur ne pourra pas non plus agir; ce qui est inadmissible. Un tel résultat condamne la théorie. Pour nous la seule conception admissible que l'on puisse se faire de l'action directe est la suivante : C'est la loi qui, de sa propre autorité, et en vertu de sa toute-puissance dans le domaine des effets de droit, transporte la créance contre l'auteur de la commande de la tête du patron sur celle des ouvriers.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature