Alexis-G. Martini

Résumé

Alexis-G. Martini La notion du contrat de travail… (1912)

Le caractère distinctif du louage d'ouvrage et du mandat n'est ni dans le prix, ni dans la nature du travail. Un mandat peut stipuler un prix mercenaire sans pour cela devenir contrat de louage. Le portefaix que j'envoie à la malle-poste, moyennant trois francs pour porter mes effets et les faire inscrire sur la feuille en mon nom, est un mandataire aussi bien que l'avoué qui me représente dans la difficile direction d'un procès. De son côté, le louage peut embrasser dans son étendue les œuvres les plus basses de la main de l'homme, comme les productions les plus élevées de son génie.
Source : Gallica

Alexis-G. Martini La notion du contrat de travail… (1912)

En réalité, ce qui fait la différence véritable entre le contrat de
travail et le contrat d'industrie, ou mieux : d'entreprise, ce n'est pas le fait qu'on offre ses services à un ou plusieurs employeurs ou au public, mais c'est que, dans le contrat de travail, le salarié engage son propre travail, tandis que, dans le contrat d'entreprise, l'entrepreneur s'oblige uniquement à fournir un certain ouvrage, fait par lui ou par d'autres que lui, c'est-à-dire exécuté comme il l'entendra, par des travailleurs de son choix, à sa direction et à sa solde.
Source : Gallica

Alexis-G. Martini La notion du contrat de travail… (1912)

Je me demande même si tout le travail domestique qui se trouve au contrat de travail ne va pas passer au contrat d'entreprise. Je me demande si on peut considérer le maître comme un patron, ou si on doit le comprendre dans le public ! Je n'en sais rien et je voudrais qu'on le précise dans le Code civil. Jusqu'à présent, on n'a employé que l'expression de maître: or, dans quel cas le maître est-il l'employeur proprement dit, dans quel cas est-il le public ? Lorsque je considère un patron, je le sais. Lorsqu'il s'agit d'une personne quelconque, je le sais encore.
Source : Gallica

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