Résumé

Eugène Boulard Du louage de services en droit romain et en droit français… (1888)

L'ouvrier que j'emploie sait qu'il y a toujours du danger auprès d'une chaudière, d'un volant, et que si attentif que je sois il est une certaine négligence inévitable de la part d'un patron. Il sait ce double risque et cependant il contracte, ne comptant que sur une chose, sur ce qu'il est équitable d'exiger, sur les précautions que la bonne foi impose de prendre à qui veut s'abstenir de toute faute dans l'exécution de ses obligations. Il n'en est pas de même à l'égard d'un étranger qu'un éclat de ma chaudière va blesser sur la voie publique.
Source : Gallica

Eugène Boulard Du louage de services en droit romain et en droit français… (1888)

Il faut, a-t-on dit, renverser les rôles : quand un accident se produira ce ne sera pas à l'ouvrier à prouver la faute du maître, mais à celui-ci à établir sa libération.
Voici quelle sera la situation : l'ouvrier aura droit à une indemnité toutes les fois que sa faute ou le cas fortuit n'auront pas été prouvés.
Comme on le voit, le principe est le même; le patron ne répond que de sa faute, en droit, mais en fait il répondra de tout accident à cause inconnue qui cachera une faute ou une négligence de l'ouvrier.
Source : Gallica

Eugène Boulard Du louage de services en droit romain et en droit français… (1888)

La convention seule est à considérer. On distingue entre le danger qui est manifeste ou non. Le premier a été accepté par l'ouvrier qui, en cas d'accident, n'a droit à rien. Il en est de même lorsqu'il sait qu'aucune précaution n'a été prise dans le but d'éviter les accidents.
Si le danger est caché le patron, pour éviter toute responsabilité, doit indiquer suffisamment à l'ouvrier le risque qu'il court et les moyens de l'éviter.
Quand il a accepté le travail, l'ouvrier ne peut s'en prendre à son patron des suites de sa propre inexpérience (1) .
Source : Gallica

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