Résumé

Bernard Abel La responsabilité civile des médecins… (1936)

La moindre erreur, la plus petite faute, ont des conséquences incalculables puisqu'elles touchent à la santé, parfois même à la vie. Mais comment dans chaque espèce arriver à déterminer si la responsabilité d'un décès, de l'aggravation dans l'état du malade ou seulement de sa non guérison incombe à l'homme de l'art, ou au contraire si elle doit être supportée uniquement par la nature qui a limité ou entravé son action?
Source : Gallica

Bernard Abel La responsabilité civile des médecins… (1936)

On ne voit pas du tout comment, sans arriver à quelque chose d'absurde, on pourrait adapter cela aux rapports du médecin avec son client : le médecin ne représente pas le malade, il n'accomplit pas l'acte médical à la place du malade lui-même ; il agit en son nom propre, il a une entière liberté d'action qui n'est restreinte que par son honnêteté, sa prudence et les limites de la science; d'autre part le mandat ne peut faire l'objet que d'actes juridiques, alors que tous les actes que fait le médecin sont exclusivement matériels.
Source : Gallica

Bernard Abel La responsabilité civile des médecins… (1936)

Sans entrer dans le détail des discussions qui se sont élevées à propos de la faute, nous pouvons dire que la majorité de la doctrine soutient qu'il en existe de deux sortes : la faute est qualifiée de contractuelle lorsqu'il s'agit de l'inexécution volontaire d'une obligation dérivant d'un contrat; elle est appelée délictuelle, quand elle consiste dans le fait de causer injustement à une personne à qui l'on est tout à fait étranger, un dommage matériel, volontaire, ou involontaire, c'est-à-dire résultant d'une imprudence ou d'une négligence.
Source : Gallica

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