Résumé

Jane Péan De la réductibilité du salaire du mandataire… (1936)

L'absence de cause entraine, tout naturellement, une sanction qui ne peut être, ici, que la réduction, puisque la jurisprudence n'a pas été jusqu'à se prévaloir du texte de l'article 6 du Code civil, pour annuler tout mandat excessif : « l'obligation que contracte le mandant a pour cause unique, le travail qu'accomplit le mandataire, et le profit que le travail procurera au mandat... » L'objet de l'obligation du mandataire ne peut être la cause d'un bénéfice mais seulement d'une rémunération. C'est donc la nature du contrat qui fait ici l'absence de cause (1) ».
Source : Gallica

Jane Péan De la réductibilité du salaire du mandataire… (1936)

L'inégalité des prestations doit tout de même être relevée, car elle marque qu'une injustice va s'accomplir par le contrat. La jurisprudence exerce un contrôle sur le montant des honoraires perçus par les avoués, les avocats, notaires, banquiers et à plus forte raison, les agents d'affaires, maintenant une tradition constante de notre droit, qui se justifie par l'infériorité du client dans le contrat, et la confiance qu'il a dû accorder à l'autre partie.
Source : Gallica

Jane Péan De la réductibilité du salaire du mandataire… (1936)

Le mandat n'a pas toujours eu ce caractère de représentation d'une personne par une autre.
En Droit romain, le mandataire ne représentait pas le mandant; on le définissait alors : « le contrat par lequel une personne s'engage à faire, gratuitement, un acte pour une autre personne ». C'est ainsi que Gaïus regardait comme mandataire, le tailleur ou le teinturier qui ne réclamait aucun salaire, pour le travail fourni.
Source : Gallica

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