Rente viagère

Définition et enjeux

Paul Pradier-Fodéré Principes généraux de droit, de politique et de législation (1869)

La rente est perpétuelle ou viagère. La rente perpétuelle est celle qui doit être servie au créancier et à ses héritiers, tant que celui qui sert la rente n'a pas remboursé le capital. Or celui à qui la rente est due ne peut exiger le remboursement, tant que la rente lui est fidèlement servie. La rente viagère est celle qui s'éteint par la mort du créancier de la rente. Mais, comment expliquer que l'État puisse être débiteur d'une rente perpétuelle?
Source : Gallica

Frédéric Portalis Discours, rapports et travaux inédits sur le Code civil (1844)

Sous un point de vue moral, la rente viagère peut être regardée comme un contrat peu favorable, si elle n'a sa source que dans des principes d'égoïsme et dans la volonté d'augmenter un revenu déjà suffisant en aliénant des fonds dont la disparition laisse des enfants, des proches sans ressources et même sans espérances. Mais on n'aperçoit plus rien de répréhensible dans la rente viagère, si elle n'est qu'un moyen de subsistance pour un homme isolé qui n'a point d'héritiers, ou pour une personne âgée et infirme qui a besoin de recourir à cet expédient de finances pour vivre.
Source : Gallica

Haussonville Revue des Deux Mondes

Or le paiement d’une prime annuelle est évidemment le seul moyen de se constituer pour l’avenir une rente viagère qui convienne à l’homme vivant de son travail quotidien, et l’énorme disproportion entre le chiffre des rentes viagères immédiates et celui des rentes viagères différées suffit à montrer combien les travailleurs proprement dits entrent pour une faible part dans la clientèle des compagnies d’assurance.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature