Haussonville

Élements biographiques

Haussonville,  Revue des Deux Mondes

“ Appelez-vous donc vie un amour qui passe, et le sacrifice de vous-même à la créature ? Revenez, revenez, la vie n’est pas là. Ouvrez les yeux sur le néant de ce qui vous séduit. Ainsi donc, à vous entendre, l’obéissance au devoir, l’exercice de la vertu, les consolations de la foi, l’amour infini de Dieu, l’éternité et ses espérances, ses joies, sa félicité, tout cela, c’est la mort ! Non, vous ne l’avez jamais pensé ; c’est votre bouche seule qui a prononcé ces paroles que votre cœur désavoue. ”
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Haussonville,  Revue des Deux Mondes

“ J’approuve extrêmement les belles passions, elles marquent la grandeur de l’âme, et, quoique dans les inquiétudes qu’elles donnent il y ait quelque chose de contraire à la sévère sagesse, elles s’accommodent si bien d’ailleurs avec la plus austère vertu que je crois qu’on ne les saurait condamner avec justice. Moi qui connais tout ce qu’il y a de délicat et de fort dans les grands sentimens de l’amour, si jamais je viens à aimer, ce sera assurément de cette sorte ; mais de la façon dont je suis, je ne crois pas que cette connaissance que j’ai me passe jamais de l’esprit au cœur. ”
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Haussonville,  La duchesse de Bourgogne et l’Alliance savoyarde…

“ On vit, dit Saint-Simon, ce prince timide, sauvage, concentré, cette vertu précise, ce savoir déplacé, cet homme engoncé, étranger dans sa maison, contraint de tout, embarrassé partout, on le vit, dis-je, se montrer par degrés, se déployer peu à peu, se donner au monde avec mesure, y être libre, majestueux, gai, agréable, tenir le salon de Marly dans des temps coupés, présider au cercle rassemblé autour de lui, comme la divinité du temple qui sent et qui reçoit avec bonté les hommages des mortels auxquels il est accoutumé, et les récompenser de ses douces influences... ”
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