Résumé

Haussonville La duchesse de Bourgogne à la Cour - Le Mariage

En effet, il ne reparut jamais à Versailles, mais nous avons quelque peine à croire que la pureté de la foi ait seule inspiré à Louis XIV une mesure aussi inflexible.
Chez un jeune homme d’une nature aussi sensible que le duc de Bourgogne, le déchirement dut être profond. Docile néanmoins à la volonté de Louis XIV qu’il considéra toujours, suivant une expression employée fréquemment par lui, comme une émanation de la volonté divine, il eut le courage de rompre toutes relations avec son ancien précepteur, et de demeurer quatre ans sans lui écrire.
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Haussonville La duchesse de Bourgogne à la Cour - Le Mariage

« N’exigez pas autant d’amitié que vous en aurez ; les hommes, pour l’ordinaire, sont moins tendres que les femmes.
« Vous serez malheureuse si vous êtes délicate en amitié ; demandez à Dieu de n’être pas jalouse.
« N’espérez jamais faire revenir un mari par les plaintes, les chagrins, les reproches. Le seul moyen est la patience et la douceur, mais j’espère que M. le duc de Bourgogne ne vous soumettra pas à ces épreuves [55] . »
A une enfant de douze ans, ces conseils devaient paraître un peu graves, car elle était toute à la joie de son prochain mariage.
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Par une contradiction singulière, l’époque où Fénelon donnait au duc de Bourgogne l’éducation si heureuse, si habile, et, au point de vue de la direction religieuse, si saine que nous avons vue, était précisément celle où il nouait avec Mme Guyon cette relation étrange qui devait avoir sur sa vie entière un si fâcheux contre-coup, et où il s’engageait à sa suite dans cette aventure théologique qui devait compromettre son autorité et un peu son caractère. Ce fut quelques mois avant sa nomination comme précepteur des enfans de France qu’il vit pour la première fois Mme Guyon.
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