D’Haussonville

Résumé

D’Haussonville Revue des Deux Mondes

« ma chère fille, s’écrie-t-elle, aimez la pratique et la présence de Dieu ; c’est un remède à bien des maux, qui nous est nécessaire à toutes, mais ne croyez pas que ce soit une présence de Dieu sensible et goûtée qu’on ne peut garder qu’ayant les deux genoux en terre. Il y a une autre présence de Dieu à laquelle il faut qu’une dame de Saint-Louis s’accoutume, qui est de travailler pour Dieu, de se dissiper pour Dieu, si l’on ose parler ainsi, du moins en apparence, mais tâchant de faire sentir à son cœur, au plus fort de son travail, que c’est pour Dieu qu’il le fait. »
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D’Haussonville Revue des Deux Mondes

Pour commander une armée sous un petit-fils de Roi, pour ne pas l’effacer tout en le guidant, et pour lui donner des conseils qui en réalité fussent des ordres, il fallait un homme qui eût plus d’expérience que de génie, qui sût joindre la déférence à la liberté, et qui ne le prît ni de trop haut ni de trop bas. Le maréchal duc de Boufflers était bien l’homme qu’il fallait.
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La France d’alors aimait ses princes, les jeunes surtout, car le Roi lui inspirait peut-être plus d’admiration que d’amour. Elle ne demandait en particulier qu’à s’attacher passionnément au Duc de Bourgogne. Il fallut non seulement la mort déplorable de celui dont quelques années plus tard elle devait attendre avec impatience le règne, mais les désordres de la Régence et les fautes de Louis XV pour la détacher d’une famille dont la vie avait été si longtemps confondue avec la sienne. La France souffre encore des conséquences de ce divorce.
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