Résumé

Achille Taphanel Le Théâtre de Saint-Cyr (1689-1792… (1876)

RÉFORME DE LA MAISON DE SAINT-LOUIS
La réforme n'atteignit pas seulement les Demoiselles ; elle s'étendit aux Dames, dont la conduite et les moeurs n'avaient certes pas besoin d'être réformées. Le nouvel évêque de Chartres, Godet des Marais, que nous avons signalé déjà parmi les adversaires les plus déclarés du théâtre, fut l'âme de la réforme. On le disait suscité par Dieu pour le salut de Saint-Cyr. C'était un prêtre d'une grande piété, instruit, zélé, dévoué à ses devoirs, mais d'une sévérité de principes excessive.
Source : Gallica

Achille Taphanel Le Théâtre de Saint-Cyr (1689-1792… (1876)

Durant cette première et brillante période, Saint-Cyr fut bien, comme le dit M. Lavallée, la maison la plus littéraire du royaume. On y vit renaître, moins la galanterie et l'afféterie, les belles traditions des hôtels de Rambouillet, d'Albret et de Richelieu, dont Madame de Maintenon, elle-même l'avoue, avait peine à perdre le ton. On y écrivit des lettres en style de Voiture ; on y apprit à rimer ; on y parla cette langue exquise des Précieuses de la bonne époque, des la Fayette, des Coulanges, des Sévigné ; on se passionna pour le bel esprit et les belles manières.
Source : Gallica

Achille Taphanel Le Théâtre de Saint-Cyr (1689-1792… (1876)

Madame de Caylus vécut longtemps seule à la Cour dans la grande intimité du Roi et de Madame de Maintenon ; elle était de tous les voyages, de toutes les promenades, de toutes les chasses; de toutes les fêtes. Dangeau nous la montre tour à tour aux bals de Versailles, aux loteries de Trianon, aux dîners de Marly, à Rambouillet; où ne vont guère que les princesses, aux excursions en calèche dans le parc de Fontainebleau, à Saint-Cyr enfin, où sa vocation d'actrice et la préférence du Roi la ramènent souvent.
Source : Gallica

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