Résumé

Fernand Desportes Étude sur la vie privée de Françoise d'Aubigné… (1857)

Or, pour atteindre ce bonheur, il lui fallait, suivant la belle expression que l'Église emploie, «renoncera elle-même: » à ces qualités brillantes et douces, à cette tendresse de coeur qui voulait un coeur ami pour s'y épancher à son aise; il fallait se donner tout entière à Dieu et ne plus songer à ce monde, qu'elle ne pouvait haïr, disait-elle, puisqu'elle ne le connaissait pas : c'est à quoi madame de Maintenon avait le courage et le mérite de l'exhorter.
Source : Gallica

Fernand Desportes Étude sur la vie privée de Françoise d'Aubigné… (1857)

L'institut, toutefois, resta ce qu'il devait être, dans la pensée de ses fondateurs, une maison d'éducation et non pas un couvent; madame de Maintenon eut grand soin d'éviter cet écueil, de conserver aux dames de Saint-Louis leur caractère particulier, et, tout eu leur faisant perdre ces grandes manières qui les rendaient presque ridicules, cette « politesse du monde qui n'est que vanité et dissimulation, » de leur laisser tous les charmes de femmes aimables, bien élevées, instruites et capables de former les jeunes personnes à la vie mondaine qui attendait le plus grand nombre d'entre elles.
Source : Gallica

Fernand Desportes Étude sur la vie privée de Françoise d'Aubigné… (1857)

FRANÇOISE D'AUBIGNÉ, MARQUISE DE MAINTENON. 23
« Si vous aimez Dieu, il faut le faire aimer et aller à cette fin-là par toutes sortes de moyens qui y sont propres. Vous ne le ferez pas aimer si votre piété est rude, sauvage et austère; rendez-la douce et attirante, demeurez sévère pour vous, mais soyez tendre pour les autres 1. Soyez plus bonne que pauvre, qu'exacte, que ménagère, et par là vous ferez les biens solides de votre maison. »
Source : Gallica

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