Résumé

Madame de Maintenon et sa famille… (1863)

Ne vous étonnez pas, ô princesse, que des plaisirs si imparfaits ne puissent contenter un coeur à qui Dieu prépare un plaisir parfait, infini, éternel, la possession de lui-même.
PULCHÉRIE.
Vous parlez d'un plaisir parfait, infini, éternel, mais qu'on ne goûte qu'en l'autre vie; faut-il donc, en celle-ci, se priver de toute satisfaction? Faut-il que je fuie la société des personnes de mon âge qui m'environnent? condamnez-vous des plaisirs innocents? La piété consiste-t-elle à devenir sauvage, à vivre dans un silence triste et morne? J'aimerois autant mourir.
Source : Gallica

Madame de Maintenon et sa famille… (1863)

Pour vous, madame, vous avez une mission perpétuelle à Saint-Cyr, où je prie Notre-Seigneur de vous donner de jour en jour de nouvelles bénédictions.
Vous les attirerez, madame, par une profonde humilité, par une fervente oraison, par une grande confiance en Dieu, par un zèle ardent de sa gloire, et par une patience à l'épreuve de toute la foiblesse humaine. C'est une grande vertu que de savoir supporter en charité les défauts qu'on ne peut tout à fait déraciner dans le prochain. On vient à bout de tout avec le temps en s'abandonnant à celui qui, seul, peut changer les coeurs
Source : Gallica

Madame de Maintenon et sa famille… (1863)

De la main de madame de Maintenon.
DE MADAME DE MAINTENON. 251
Je me glorifierai dans mes infirmités, afin que la vertu de Jésus-Christ demeure en moi.
Plus le corps s'affaiblit, plus l'esprit de grâce peut se fortifier en nous.
Dans le christianisme, l'important n'est pas de beaucoup agir, mais de beaucoup aimer.
On aime beaucoup quand on cesse de s'aimer soi-même; et l'on cesse de s'aimer soi-même lorsque, se sentant affaiblir et comme détruire, on consent de bon coeur à sa propre destruction pour l'amour de Dieu.
Source : Gallica

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