Résumé

La princesse de Conti d'après sa correspondance inédite… (1875)

Mon cher mari, j'attends l'ordinaire avec toute l'impatience imaginable pour avoir nouvelles de votre santé. Je suis dans toutes les peines du monde de savoir qu'elle n'est pas si bonne que je le souhaite. Je vous conjure d'en avoir bien soin pour l'amour de moi : si vous m'aimez, vous le ferez, puisque vous savez qu'elle m'est plus précieuse que ma vie, et que je la donnerois de bon cœur pour sa conservation. Mon cher mari, je vous prie encore
une fois au nom de Dieu de ne point négliger une santé qui m'est si chère et qui fait tout le bonheur de ma vie.
Source : Gallica

La princesse de Conti d'après sa correspondance inédite… (1875)

Ayant senti à ce soir une vraie joie de penser que Dieu auroit demain un nouveau droit sur moi, et que j'aurois un nouvel engagement à être toute à lui. Jamais une épouse n'a eu tant d'envie de se passer de tout ce qu'elle croira qui la puisse faire plaire à son époux que je désire d'être telle demain aux yeux de mon divin époux. Il faut que rien n'y manque, que le cœur,
le corps et l'esprit, tout soit tourné à lui plaire, et ce doit être lui-même qui doit mettre dans cette disposition, puisque rien ne lui peut plaire que ce que lui-même a donné.
Source : Gallica

La princesse de Conti d'après sa correspondance inédite… (1875)

Un amour domestique acheva de l'outrer. Conti charma une personne qui, sans être cruelle, ne fut jamais prise que par lui : c'est ce qui le tenoit sur la Pologne, et cet amour ne finit qu'avec lui. Il dura même longtemps après dans l'objet qui l'avoit fait naître, et peut-être y dure-t-il encore après tant d'années au fond d'un cœur qui n'a pas laissé de s'abandonner ailleurs. M. le Prince ne pouvoit s'empêcher d'aimer son gendre, qui lui rendoit de grands devoirs. Malgré de grandes raisons domestiques, son goût et son penchant l'entraînoient vers lui. Ce n'étoit pas sans nuages.
Source : Gallica

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