Jules Mascaron

Jules Mascaron

Résumé

Portrait de Jules Mascaron Jules Mascaron Oraisons funèbres (1875)

Grand Dieu ! une âme si bonne et si religieuse n'auroit-elle pas trouvé ouvert le sein de vos miséricordes éternelles? un Prince si fort selon le cœur des hommes, ne seroit-il pas selon votre cœur? Recevez, Seigneur, le sacrifice de nos larmes et de nos prières : regardez du haut du ciel sur oes offrandes saintes : que le sang de la victime, qui coule sur l'autel, ne coule pas en vain pour lui : consolez la piété d'un roi et la douleur d'un père, qui ne demande plus que son fils vive, pourvu qu'il vive devant vous : que ce temple auguste parle lui-même en faveur du sang de saint Louis !
Source : Gallica

Portrait de Jules Mascaron Jules Mascaron Oraisons funèbres (1875)

Accoutumés que nous sommes à ne voir aller les hommes que de biais et par des détours, j'ai de la peine à suivre un cœur qui, dans la poursuite de la gloire, ne s'est jamais arrêté ni égaré. De tous les motifs qui font agir les hommes et qui corrompent dans la racine des fruits qui paraissent si beaux au dehors, je n'en trouve pas même l'ombre dans ce cœur. L'avarice, l'intérêt, l'amour-propre, la vanité, le plaisir, ces sources empoisonnées de toutes les actions des hommes, n'ont jamais infecté ce cœur.
Source : Gallica

Portrait de Jules Mascaron Jules Mascaron Oraisons funèbres (1875)

Pour nous, messieurs, nous voyons ce lugubre appareil et ces tristes cérémonies, peut-être sans fruit et sans réflexions sur nous-mêmes. Une tristesse superficielle compose pour un tems le visage et la contenance ; mais l'esprit et le cœur n'en sont pas frappés. Notre penchant nous porte à des idées plus agréables : nous nous livrons à nos plaisirs, le siècle présent nous entraîne, les bons ou les mauvais succès nous enflent ou nous inquiètent ; nous ne pensons ni à la mort dont Dieu nous menace, ni à l'immortalité qu'il nous promet.
Source : Gallica

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