Résumé

D' Alembert Oraisons funèbres de Bossuet,.… (1830)

Quel spectacle de voir et d'étudier ces deux hommes, et d'apprendre de chacun d'eux toute l'estime que méritoit l'autre! C'est ce qu'a vu notre siècle; et, ce qui est encore plus grand, il a vu un roi se servir de ces deux grands chefs, et profiter du secours du ciel ; et, après qu'il en est privé par la mort de l'un et les maladies de l'autre, concevoir de plus grands desseins, exécuter de plus grandes choses, s'élever au dessus de lui-même, surpasser et l'espérance des siens, et l'attente de l'univers : tant est haut son courage! tant est vaste son intelligence !
Source : Gallica

D' Alembert Oraisons funèbres de Bossuet,.… (1830)

Ne demandez plus ce qui a uni en Jésus-Christ le ciel et la terre, et la croix avec les grandeurs; « Dieu a « tant aimé le monde. » Est-il incroyable que Dieu aime, et que la bonté se communique? Que ne fait pas entreprendre aux ames courageuses l'amour de la gloire, aux ames les plus vulgaires l'amour des richesses; à tous enfin, tout ce qui porte le nom d'amour? Rien ne coûte, ni périls, ni travaux, ni peines; et voilà les prodiges dont l'homme est capable. Que si l'homme, qui n'est que foiblesse, tente l'impossible, Dieu, pour contenter son amour, n'exécutera-t-il rien d'extraordinaire?
Source : Gallica

D' Alembert Oraisons funèbres de Bossuet,.… (1830)

La grâce, plus active encore, l'a déja mise en défense; ni la gloire ni la jeunesse n'auront un soupir : un regret immense de ses péchés ne lui permet pas de regretter autre chose. Elle demande le crucifix sur lequel elle avoit vu expirer la reine sa belle-mère, comme pour y recueillir les impressions de constance et
de piété que cette ame vraiment chrétienne y avoit laissées avec les derniers soupirs. A la vue d'un si grand objet, n'attendez pas de cette princesse des discours étudiés et magnifiques; une sainte simplicité fait ici toute la grandeur.
Source : Gallica

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