Résumé

Prosper Brugière baron de Barante Oraisons funèbres de Bossuet : avec les meilleures notes des commentateurs (1863)

Que n'ont-elles pas à craindre de leur amour-propre ! et que se peut refuser la foiblesse humaine , pendant que le monde lui accorde tout ?
N'est-ce pas là qu'on apprend à faire servir à l'ambition, à la grandeur, à la politique, et la vertu, et la religion, et le nom de Dieu? La modération, que le monde affecte, n'étouffe pas les mouvements de la vanité : elle ne sert qu'à les cacher ; et plus elle ménage le dehors, plus elle livre le cœur aux sentiments les plus délicats et les plus dangereux de la fausse gloire. On ne compte plus que soi-même
Source : Gallica

Prosper Brugière baron de Barante Oraisons funèbres de Bossuet : avec les meilleures notes des commentateurs (1863)

Du temps de Louis XIV, on faisait encore des comparaisons deBossuet à Fléchier ou à Mascaron ; on mettait en parallèle leur talent; aujourd'hui, l'on peut plus franchement prononcer que, parmi les hommes éloquents, aucun ne l'a été à la manière de Bossuet. Jamais l'éloquence ne fut plus dégagée de tout artifice, de tout calcul : c'est une grande âme qui se montre à nu, et qui entraîne la conviction à sa suite. Les mots, l'art de les disposer, l'harmonie des sons, la noblesse ou le vulgaire des expressions, rien n'importe à Bossuet; sa pensée est si forte, que tout lui est bon pour l'exprimer.
Source : Gallica

Prosper Brugière baron de Barante Oraisons funèbres de Bossuet : avec les meilleures notes des commentateurs (1863)

Ce que Jésus-Christ est venu chercher du ciel en la terre, ce qu'il a cru pouvoir, sans se ravilir, acheter de tout son sang, n'est-ce qu'un rien? Reconnoissons notre erreur. Sans doute, ce triste spectacle des vanités humaines nous imposoit ; et l'espérance publique, frustrée tout à coup par la mort de cette princesse, nous poussoit trop loin. Il ne faut pas permettre à l'homme de se mépriser tout entier, de peur que, croyant, avec les impies, que notre vie n'est qu'un jeu où règne le hasard, il ne marche sans règle et sans conduite au gré de ses aveugles désirs.
Source : Gallica

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