Jules Lemaître,
Les Contemporains, 6ème Série
“ Ce n’est point que la furieuse tendresse de Mme de Sévigné ne fût profondément sincère : mais il lui fallait, pour se déployer à l’aise, la mélancolie que laisse l’éloignement et l’illusion qu’il entretient. Elle pratiquait alors l’amour maternel comme un « sport » quasi tragique, où elle s’employait et se tendait toute. Il y a, dans les pages brûlantes où elle traduit ce culte de dulie, de la gageure et de l’autosuggestion. Mme de Sévigné a passé sa vie à adorer une Ombre — comme sa grand’mère sainte Chantal. Et cela la détourna de mal faire. ”
