Genès Pradel

Résumé

Genès Pradel Madame de Sévigné en Provence (1932)

La chose n'était pas facile : à vouloir s'immiscer dans les affaires de M. et M'"" de Grignan, donner des conseils à l'un et à l'autre, agir sur leur conduite et leurs sentiments, elle risquait de se rendre pesante, importune, et d'être un véritable trouble-fête ; c'est ce que beaucoup de belles-mères ne savent éviter, et c'est ce qu'évita Mme de Sévigné, tant elle sut mettre de naturel, de grâce souriante, de tact, de cœur, de vie et d'entrain au service de la tâche qu'elle semble bien s'être donnée.
Source : Gallica

Genès Pradel Madame de Sévigné en Provence (1932)

Son imagination est si vive qu'elle lui représente les choses comme si elles se passaient vraiment sous ses yeux : " elle voit " sa fille franchir de nuit et en carrosse, la montagne de Tarare, que l'on ne passe jamais qu'entre deux soleils et en litière ; elle la voit emportée par un tourbillon de vent sous une arche du pont d'Avignon ; et sa sensibilite est si grande qu'elle en souffre outre mesure, au delà de toute raison ; elle " transit ", " frémit ", " frissonne ", " tremble " de tous ses membres et se réveille la nuit " avec des sursauts dont elle n'est pas la maîtresse.
Source : Gallica

Genès Pradel Madame de Sévigné en Provence (1932)

Nous avons eu une conversation où j'ai bien dit, ce me semble, et où, sans aucune rudesse, ni brutalité, ni colère, mais raisonnablement et de sang-froid, je lui ai fait voir l'horreur de son procédé pour moi, et combien il m'eût été plus cher de témoigner une véritable amitié à Lambesc, que de m'accabler de cérémonies et de festins à Marseille, et que mon cœur étant blessé, tout cela n'était que pour le public. Il m'a paru un peu embarrassé ; et, en effet, plus la chose s'éloigne, plus il la voit comme elle est.
Source : Gallica

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