Gaston de Saporta,
Revue des Deux Mondes
“ I. Prenons d’abord la « forêt » en elle-même : nous saisirons mieux, en considérant ce qu’elle est sous nos yeux, la raison d’être de ses changemens d’autrefois. La forêt, c’est proprement une association d’arbres librement groupés à travers l’espace ; c’est en définitive le règne végétal livre à ses propres forces et rencontrant des conditions assez favorables pour devenir maître du sol, en y étalant son opulence. La forêt « vierge, » c’est celle au sein de laquelle l’homme n’a pénétré qu’en passant, ou du moins sur laquelle il n’a jamais porté la main pour l’attaquer et la modifier. ”
