Tissandier, Gaston, 1843 – 1899

Résumé

Tissandier, Gaston, 1843 – 1899 La Nature - Revue des sciences

Mais s’il est difficile de contester l’existence de mouvements du sol plus ou moins violents et étendus, coïncidant avec l’invasion mollassique, il est également difficile de ne pas considérer l’intervalle qui sépare l’oligocène du moment précis où s’effectua l’invasion, comme un temps de profonde tranquillité, essentiellement favorable à la végétation par la prédominance d’un climat doux et tiède, pendant lequel des lacs étendus, grâce à la configuration du sol, à sa pente peu rapide, à l’assiette des vallées construites de manière à retenir les eaux, s’établirent sur une foule de points.
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Tissandier, Gaston, 1843 – 1899 La Nature - Revue des sciences

Or, cet état de choses marque l’influence d’un climat plus également et universellement humide. Les végétaux qui s’introduisirent sur notre sol, dans l’oligocène, et qui occupèrent ensuite l’Europe durant de longs siècles, exigent à peu près tous le voisinage de l’eau ou l’influence d’un ciel pluvieux ; aucun d’eux ne saurait résister à des sécheresses prolongées, à l’exemple des types prédominants des derniers temps de l’éocène.
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Tissandier, Gaston, 1843 – 1899 La Nature - Revue des sciences

L’oligocène, tel que je le conçois, en me plaçant uniquement au point de vue de la flore, ne consiste que dans l’âge postérieur au retrait dont je viens de parler, qui vit, d’une part, les lagunes du Flysch achever de disparaître, et de l’autre une mer nouvelle, celle du tongrien, s’avancer et envahir certains points déterminés de notre continent. C’est donc du retour momentané d’une mer distincte de celles que nous avons mentionnées, distincte aussi de celle de la mollasse ou mer falunienne, qu’il s’agit. — La mer tongrienne est loin d’égaler la mer nummulitique, ni celle de la mollasse
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