Résumé

Jules Grange Thèses pour le doctorat ès-sciences naturelles… (1847)

Plus au sud, ces banquises, ces champs de glace se séparent en groupes ; plus loin, ce ne sont que des îles, des îlots épars.
Ces immenses débris d'un monde inerte prennent toutes les modifications , toutes les formes, toutes les figures que l'Océan leur imprime : vastes champs unis sous un ciel tranquille, après la tempête ce sont des monceaux de ruines que le puissant architecte a élevées dans sa colère. en brisant les glaces les unes contre les autres, et en soulevant leurs débris en monuments bizarres, en montagnes fantastiques, qui atteignent quelquefois 100 mètres de hauteur.
Source : Gallica

Jules Grange Thèses pour le doctorat ès-sciences naturelles… (1847)

Les côtes couvertes de glaciers , les banquises , les champs de glace (fields of-ice) présentent le plus triste, le plus effrayant aspect que l'on puisse imaginer. On ne voit plus ici, comme dans les montagnes de la Suisse, les crêtes azurées des glaciers couronner des prairies verdoyantes et de belles forets ; ici le monde est inerte , la nature inanimée ; un ciel de plomb , une brume incessante, d'épais brouillards donnent à ces glaciers une teinte grise et sombre
Source : Gallica

Jules Grange Thèses pour le doctorat ès-sciences naturelles… (1847)

Ce n'est point, en effet, sur des côtes ni dans des baies que peuvent se former les immenses plaines de glace que les baleiniers rencontrent au printemps dans les mers du Nord; ce n'est point dans les baies du Spitzberg que peuvent se former ces magnifiques champs de glace qui couvrent les mers du Groenland ; ce n'est pas non plus dans les anfractuosités des terres que se forment ces banquises des mers du Sud qui entourent le continent austral. Ces banquises présentent dans ces mers une élévation plus considérable que dans les mers du Nord
Source : Gallica

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