Fagus, Frère Tranquille. Poème, suivi de la Dévotion aux princesses gardiennes et du Jeu-parti de futile (1922)
“ Des fleurs, des fleurs : il y aura des fleurs encore, Oh, des fleurs, et plus n'y serai-je pour les voir ; Et des soirs ! et des nuits belles comme l'aurore, Et des torrents d'étoiles au ciel comme ce soir ! Et des rires dans l'air, des chants, des enfants roses, Sur la verdure... oh, des enfants, oh chers trésors ! Versez des fleurs, des fleurs encor, versez des roses, Que je ne sente plus l'affreuse odeur des morts ! Oh, des enfants, entendez-vous ? mon coeur se brise, Il y aura mes enfants à moi, puis les leurs ! ”
