Love Plaine

Résumé

Love Plaine La création (1860)

La terre était sablée d'or, les plantes vert, or, opales comme l'aîle des scabées et brillantes. La mer, bleue et transparente, laissait au-dedans voir les lichens suspendus aux rochers, brillants de toutes les couleurs du prisme. L'arc-en-ciel, comme une frange, bordait les contours de la terre.
Ce sublime spectacle, qui me révélait le prisme partout, m'a amené en le cherchant à le voir sur la mer, dans le ciel, dans l'eau, le feu, les plantes dans de la bave de limace, etc., etc. En semant de la graine blanche, n'obtient-on pas une variété de couleurs?
Source : Gallica

Love Plaine La création (1860)

De chaque petit être, un poumon se dilate, Et l'électricité contenue en eux, air, Eau, feu, fer, éléments, se transforment en chair; Le trou se fait. Paraît du petit une tête, A passer vivement une patte s'apprête, L'autre patte s'avance, et bientôt le petit Délaisse la coquille où Dieu l'avait blotti, Promène autour de lui son regard, il mesure L'espace environnant, cherche sa nourriture; Il sait agir, marcher, il va vers le morceau Qui doit lui convenir. Le canard court à l'eau, Le corbeau sous le vent flaire la chair immonde.
Source : Gallica

Love Plaine La création (1860)

DES COMÈTES
Dieu sema dans l'espace, en outre des planètes, Des lunes, des soleils, sont matières concrètes.
En nombre relatif au noyau principal Et tourne autour de lui, chacun d'un pas égal.
Leur pistil se féconde et la terre s'anime Et sur ces mondes font ce que fait l'étamine.
Et la rotation d'un milieu donne cours Soit à l'éloignement, à la longueur des jours.
L'électricité, mère éternelle de vie, Va, vient, parcourt l'espace et le revivifie.
Pénètre la matière et brille au firmament,
Et sous la main de l'homme obéit en passant.
Source : Gallica

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