Eugène Noël,
Les loisirs du père Labêche. Plantes et bêtes
(1891)
“ Pour une telle couvée, à peine la mère fera-t-elle un nid; elle creuse avec ses pattes une sorte de trou qu'elle garnit de brins d'herbe. Aucun art chez ces oiseaux, ni musique, ni architecture. Pas l'ombre d'un sentiment moral, tout pour le ventre, suppression de la famille. Aucun autre souci que de s'engraisser et de se tenir chaud; les cailles vivent les trois quarts de l'année dans un immonde célibat, célibat qui n'est rompu quelques jours au printemps que pour un furieux méli-mélo sans pudeur, sans tendresse, où tous passent de la folie au dégoût. ”

