Eugène Noël

Eugène Noël

Résumé

Portrait de Eugène Noël Eugène Noël Voltaire à Ferney (1867)

Pour moi, sans pouvoir nier que le désir de jouer un beau rôle fût sans influence sur l'esprit de Voltaire, j'oserais affirmer, d'après tout ce que j'ai su et tout ce que j'ai aperçu, que l'amour de l'humanité et l'horreur du fanatisme furent ses principaux et peut-être ses uniques motifs. Je pourrais citer, à l'appui de cette assertion, un autre événement qui a du rapport avec la malheureuse histoire des Calas, où Voltaire, déjà âgé de quatrevingts ans, se porta avec zèle à protéger et à défendre l'innocence par un pur sentiment d'humanité.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Noël Eugène Noël Voltaire à Ferney (1867)

Lavaisse et Pierre Calas, hors d'euxmêmes, coururent chercher des chirurgiens et la justice.
Pendant qu'ils s'acquittaient de ce devoir, pendant que le père et la mère étaient dans les sanglots et dans les larmes, le peuple de Toulouse s'attroupe autour de la maison. Ce peuple est superstitieux et emporté ; il regarde comme des monstres ses frères qui ne sont pas de la même religion que lui. C'est à Toulouse qu'on solennise encore tous les ans, par une procession et des feux de joie, le jour où l'on y massacra quatre mille citoyens hérétiques, il y a deux siècles.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Noël Eugène Noël Voltaire à Ferney (1867)

« Jamais homme n'a reçu des marques plus touchantes de l'admiration, de la tendresse publique ; jamais le génie n'a été honoré par un hommage plus flatteur. Ce n'était point à sa puissance, c'était au bien qu'il avait fait que s'adressait cet hommage. Un grand poëte n'aurait eu que des applaudissements, les larmes coulaient sur le philosophe qui avait brisé les fers de la raison et vengé la cause de l'humanité. »
Voltaire pouvait désormais sans crainte attendre la mort : il avait reçu le viatique des grands cœurs
Source : Gallica

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