Résumé

King of Prussia Frederick II Correspondance de Voltaire avec le roi de Prusse

Je ne puis revenir de mon étonnement, quand je pense qu'une nation cultivée par les beaux-arts, secondée par le génie et par l'émulation d'une autre nation voisine; quand je pense, dis-je, que cette même nation, si polie et si éclairée, ne connaît point le trésor qu'elle renferme dans son sein. Quoi! ce même Voltaire, à qui nos mains érigent des autels et des statues, est négligé dans sa patrie, et vit en solitaire dans le fond de la Champagne! C'est un paradoxe, c'est une énigme, c'est un effet bizarre du caprice des hommes.
Source : Gutenberg

King of Prussia Frederick II Correspondance de Voltaire avec le roi de Prusse

La protection qu'il semble que vous donnez, monseigneur, à ce savant homme, est une preuve de la justesse de votre esprit et de l'humanité de vos sentiments.
Vous avez la bonté, monseigneur, de me promettre de m'envoyer le Traité de Dieu, de l'âme et du monde. Quel présent, monseigneur, et quel commerce! L'héritier d'une monarchie daigne, du sein de son palais, envoyer des instructions à un solitaire! Daignez me faire ce présent, monseigneur; mon amour pour le vrai est la seule chose qui m'en rende digne. La plupart des princes craignent d'entendre la vérité, et ce sera vous qui l'enseignerez.
Source : Gutenberg

King of Prussia Frederick II Correspondance de Voltaire avec le roi de Prusse

«Souffrez que je vous dise qu'il n'y a point d'homme sur la terre qui ne doive des actions de grâces aux soins que vous prenez de cultiver par la philosophie une âme née pour commander... Pourquoi si peu de rois recherchent-ils cet avantage! Vous le sentez, monseigneur, c'est que presque tous songent plus à la royauté qu'à l'humanité... Soyez sûr que, si un jour le tumulte des affaires et la méchanceté des hommes n'altèrent point un si divin caractère, vous serez adoré de vos peuples et béni du monde entier.»
Source : Gutenberg

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