Nicolas Boileau

Définition et enjeux

Portrait de Nicolas Boileau Nicolas Boileau,  Œuvres poétiques (1853)

“ Muse, c'est donc en vain que la main vous démange : S'il faut rimer ici, rimons quelque louange, Et cherchons un héros, parmi cet univers, Digne de notre encens et digne de nos vers. Mais à ce grand effort en vain je vous anime : Je ne puis pour louer rencontrer une rime'; Dès que j'y veux rêver, ma veine est aux abois. J'ai beau frotter mon front, j'ai beau mordre mes doigts, Je ne puis arracher du creux de ma cervelle Que des vers plus forcés que ceux de la Pucelle 2. Je pense être à la gène ”
Source : Gallica

Portrait de Nicolas Boileau Nicolas Boileau,  Œuvres poétiques (1853)

“ Il n'est fort, entre ceux que tu prends par centaines, Qui ne puisse arrêter un rimeur six semaines : Et partout sur le Whal, ainsi que sur le Lech, Le vers est en déroute, et le poëte à sec.
Encor si tes exploits, moins grands et moins rapides, Laissaient prendre courage à nos muses timides, Peut-être avec le temps, à force d'y rêver, Par quelque coup de l'art nous pourrions nous sauver. Mais, dès qu'on veut tenter cette vaste carrière, Pégase s'effarouche et recule en arrière; Mon Apollon s'étonne; et Nimègue est à toi, Que ma muse est encore au camp devant Orsoi 1.
”
Source : Gallica

Portrait de Nicolas Boileau Nicolas Boileau,  Œuvres poétiques (1853)

“ Tel fut Boileau. Homme de bien, caractère digne et noble, avec lequel il fallait compter ; poëte incomparable dans le genre tempéré ; sans ailes pour s'élever aux régions supérieures, mais qui ne tombe jamais, d'une marche sûre et pourtant élégante, d'un maintien grave, d'une physionomie qui sait se dérider dans l'occasion et froncer à propos le sourcil. A tout prendre, homme supérieur par l'ensemble et l'harmonie de facultés moyennes. ”
Source : Gallica

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