Nicolas Boileau,
Œuvres poétiques
(1853)
“ Muse, c'est donc en vain que la main vous démange : S'il faut rimer ici, rimons quelque louange, Et cherchons un héros, parmi cet univers, Digne de notre encens et digne de nos vers. Mais à ce grand effort en vain je vous anime : Je ne puis pour louer rencontrer une rime'; Dès que j'y veux rêver, ma veine est aux abois. J'ai beau frotter mon front, j'ai beau mordre mes doigts, Je ne puis arracher du creux de ma cervelle Que des vers plus forcés que ceux de la Pucelle 2. Je pense être à la gène ”
