“ Vous méprisez le passé, vous crachez sur les vieux abus, et vous avez tué l'avenir en créant des abus nouveaux plus monstrueux que les anciens. Les meilleurs parmi vous, jeunes gens, sont à l'affût des principes révolutionnaires des nations plus avancées que la nôtre. Vous vous croyez bien éclairés, bien forts, quand vous pouvez dire: «Plus de nobles, plus de prêtres, plus de couvents, plus rien du passé!» Et vous ne vous apercevez pas que vous n'avez plus la poésie, la foi et l'orgueil qui ranimaient encore le passé. ”
Querelle des anciens et des modernes
Définition et enjeux
Citations sur “querelle des anciens et des modernes”
Jean-Jacques Ampère,
Revue des Deux Mondes
“ N’a-t-on pas dans celui dont je parle le spectacle de cette vie oisive, efféminée, corrompue, qu’une civilisation très-ancienne et depuis long-temps immobile a faite au plus vieux peuple de la terre ? ”
“ Alors, puisque le monde moderne se montrait hostile, puisque la religion n’était plus reine, puisque la société était changée et qu’on allait à l’inconnu, au milieu de la haine et de l’indifférence des générations nouvelles, pourquoi donc ne pas laisser le vieux monde tomber en poudre, dans l’orgueil obstiné de sa gloire séculaire ? ”
Jean Jaurès,
Histoire socialiste de la France contemporaine
(1901-1908)
“ Ils allèrent tous au passé où leur vanité les liait, et ils ne comprirent pas qu’ils étaient, au contraire, une figure étrange de l’avenir lointain, où toute la race humaine sera noble et confirmera sa noblesse par le travail fraternel et sacré. ”
Paul Coffinières, Saint Roch, étude historique sur Montpellier au XIVe siècle… (1855)
“ Avec eux le vieux monde disparaît et s'éteint, les institutions et les moeurs s'écroulent avec fracas. Quel tumultueux et inextricable mélange de foi et de scepticisme, de tyrannie et de liberté, de légistes et de chevaliers, de barbarie et d'indépendance, d'exactions et de justice, de vérités et d'erreurs, de vices et de vertus! Sous cet amas de décombres se retrouve pourtant le germe de notre civilisation européenne, et de ces débris épars, et bouleversés encore pendant près de deux siècles, sortira le monde moderne ! ”
“ La haine et le mépris amassés dans les cœurs par plus d’un siècle de gouvernement absolu, la convoitise qu’excitaient les biens de la noblesse et du clergé, l’ignorance et la fureur des uns, l’inexpérience et la faiblesse des autres, les illusions de tous rendaient à peu près inévitable cette terrible commotion. Je veux dire seulement qu’au lieu d’accélérer la marche de la société moderne, elle l’a probablement retardée au moins d’un quart de siècle. ”
Joséphine Marchand,
Nos travers
“ Et si les générations s’imaginaient de s’attarder ainsi, de stationner outre mesure, les survenants, oubliant le respect dû aux anciens qui ne seraient plus les sages, revendiqueraient leurs droits, leur place au soleil injustement détenus par ces viveurs insatiables. ”
Anatole France,
Discours prononcé à l’inauguration de la statue d’Ernest Renan à Tréguier
“ La haine ou l’amour, l’ignorance ou la science, la guerre ou la paix, la barbarie ou la civilisation, la force de ceux que tu as appelés « les rois issus d’un sang lourd », ou la puissance de la démocratie ? Ne le demande pas. L’avenir est caché même à ceux qui le font. ”
Francis Charmes,
Revue des Deux Mondes
“ Les représentans des vieilles traditions, pacifiques et raisonnables, y étaient attaqués et battus en brèche par des hommes nouveaux, qui les accusaient d’une prudence intempestive et presque de pusillanimité, et ceux-ci trouvaient dans l’opinion le crédit que ceux-là commençaient à perdre. ”
Victor Pelletier, Monseigneur Dupanloup, épisode de l'histoire contemporaine… (1876)
“ De là le changement des esprits, une corruption plus profonde de la jeunesse, le mépris des choses saintes et des lois les plus respectables répandu parmi le peuple, en un mot, le fléau le plus mortel pour la société, puisque l'expérience a fait voir de toute antiquité que les cités qui ont brillé par leurs richesses, par leur puissance, leur gloire, ont péri de ce mal unique, la liberté immodérée des opinions, la licence des discours et l'amour des nouveautés. ”
Georges Darien,
La Belle France
(1900)
“ Ce sont tous les monstres du passé que servent et défendent ces scélérats lorsqu’ils prônent le besoin de croire et le patriotisme ; c’est le vieux vampire de l’État et la vieille gouge religieuse ; c’est l’hydre féroce des Anciens Temps, dont les têtes repoussent aussitôt qu’on les a coupées, et qu’on ne pourra tuer qu’en arrachant la terre à ses ignobles griffes. Chacun des mots qu’ils prononcent, chacune des phrases qu’ils écrivent, est une injure aux pauvres, aux éternelles victimes de l’État et de l’Église. ”
J.-H. Rosny aîné,
La Vague rouge
“ Mais il ne pouvait les souffrir que de deux sortes : ceux qui racontent quelque chose, — l’Histoire, les romans, les mémoires, les causes célèbres, — ou ceux qui revendiquent des droits, excitent à la révolte, dépeignent la misère et l’humiliation des pauvres. ”
Étienne Malpertuy, La France en 1850 (1850)
“ Chez un peuple vieux, le caractère de sa fin est dans la démoralisation, le mépris des principes, la confusion des idées, la folie des doctrines. Les grandes civilisations finissent toujours par quelque monstrueuse démence. ”
Benjamin Constant,
Œuvres politiques
“ En eux repose toutefois l’espoir de la race humaine. Nous leur devons cette grande correspondance des siècles qui dépose en lettres ineffaçables contre tous les sophismes que renouvellent tous les tyrans. ”
Frédéric Le Play,
La réforme en Europe et le salut en France…
(1876)
“ Pour ces novateurs, impatients de toute règle, repoussant du pied le passé pour s'élancer dans l'avenir, plus une tradition était vénérable, plus elle était oppressive, et plus il fallait se hâter de la détruire. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Alors le peuple, déçu dans ses légitimes espérances, épuisé par la lutte, éprouvera une passagère, mais déplorable défaillance, dont profiteront ses éternels ennemis, et ce sera peut-être à une seconde génération révolutionnaire de reprendre et d’accomplir l’œuvre laissée inachevée par ses pères... ”
Paul Féval, La Vampire (Les Drames de la mort)
“ Ils sont de la noblesse ou de la richesse, ces aristocraties rivales aujourd’hui, qui se font concurrence dans le mal comme dans le bien. Ils démolissent, avec une fureur sauvage, tout ce qu’ils ont intérêt à sauvegarder. ”
Friedrich Nietzsche,
La Naissance de la tragédie
“ Quels sont ces gens, se dit-on, qui, sans autre titre qu’un éclat historique éphémère, des institutions ridiculement bornées, une valeur morale douteuse, et dont le nom même est employé à l’égal d’une odieuse injure, revendiquent cependant entre les peuples une place à part et le rang qui, parmi la masse, appartient au génie ? ”
Th. de Wyzewa, Revue des Deux Mondes
“ Mais plus volontiers encore le jeune philologue insiste sur un des traits particuliers de cette barbarie : la tendance de la civilisation contemporaine à vouloir tout réduire au point de vue historique, profanant ainsi les choses les plus hautes et les plus sacrées. ”
Godefroid Kurth,
Qu’est-ce que le moyen âge ?
“ Il a été inévitable qu’on fût porté à la croire tout entière grossière, barbare, ignare, inintelligente, malpropre, dupe de prêtres astucieux et dupe de ses propres préjugés, subissant toutes les violences ou les commettant, incapable d’esprit public, incapable de s’élever aux grandes idées de patrie, de progrès, de justice sociale et de vie intellectuelle. ”
Jaspierre, La Bourgeoisie de 48 perpétuant les erreurs de la noblesse de 89… (1849)
“ C'est ce premier écart de la raison des siècles passés, érigé en principe et défendu si perfidement par les habiles du jour, qui a engendré, chez tous les peuples, la Misère, cause unique et permanente de toutes nos haines et de toutes nos révolutions. ”
François Guizot,
Histoire générale de la civilisation en Europe
“ Si l’on s’obstinait à rester dans les obscurités de l’érudition, à se préparer à l’action sans jamais agir, comment notre histoire descendrait-elle jusqu’au peuple, quel parti l’esprit public pourrait-il tirer d’une gloire cachée sous de poudreux lambeaux, écrasée sous d’énormes décombres ? ”
Jean-Auguste-Dominique Ingres,
Ingres d’après une correspondance inédite
“ Mais est-on en droit de condamner les Anciens, parce que nous nous sommes fait des règles ou des principes qui ne sont pas les leurs ? Condamnez donc aussi, insensés, leurs ouvrages dramatiques ; condamnez-les dans tous ceux de leurs chefs-d’œuvre où ils ont cherché la simplicité, lorsqu’on ne cherche aujourd’hui qu’un vain éclat et une pompe mesquine ; lorsque, dans tous les genres, nous montons sur des échasses pour nous faire grands. ”
Charles Cousin, Voyage dans un grenier : bouquins… (1878)
“ Qu'est-ce que la maçonnerie du vieux temps ? Une société secrète formée par les esprits les plus éclairés et les caractères les plus mâles , contre les dogmes mensongers , les lois iniques, les sottises, les brutalités, les crimes et tous les fléaux d'origine humaine qui opprimaient l'humanité. ”
Hortense Allart de Thérase,
La Femme et la démocratie de nos temps
“ Le monde moderne n’a pas les vertus de l’ancien, l’Olympe, le Portique, le ton poétique et haut de pays qui ignoraient l’industrie ; mais nos vastes monarchies civilisées surpassent le monde ancien par l’humanité, la guerre, la justice et l’égalité. ”
Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mai 1867
“ L’ivresse des vieilles idées, des idées contraires aux principes et à la nature des sociétés modernes, transporte le parti dominant et le mène à la ruine. Ce qui effraie dans cette lecture, c’est qu’elle nous apprend qu’il y a des infatuations, des difformités d’intelligence qui sont inguérissables, et qu’on voit reparaître à chaque génération nouvelle. ”
Philarète Chasles,
Revue des Deux Mondes
“ Pendant que la vieille civilisation éteinte nous lègue son héritage de faiblesses et de douleurs, mais non les qualités qui rachetaient ses misères, la civilisation nouvelle, à peine éveillée, s’annonce par des langueurs et des impuissances ”
George Sand,
Souvenirs de 1848
“ Il s’agit de savoir si nous allons céder le terrain aux catholiques, aux légitimistes, aux dynastiques ; car ce sont eux qui menacent le règne de la vérité, et non ces pauvres rêveurs qui, par nature, n’ont jamais été des foudres de guerre, on le sait bien. ”
Maxime Du Camp,
La Préfecture de police et la Sureté publique à Paris
“ Cela se comprend ; notre histoire pèse sur nous, elle nous a pénétrés, imprégnés si profondément que, malgré bien des révolutions, bien des changemens radicaux apportés à nos lois, nous vivons toujours sous l’empire des vieilles traditions. ”
Frédéric Harrison, John Ruskin
“ « Vous vivez dans un siècle de basse vanité et de servilité encore plus basse — un siècle dont l’intelligence n’est que pillage et profanation, parodiant aujourd’hui pour les détruire demain les œuvres de toutes les nobles âmes qui essayèrent de rendre possible la vie de l’esprit et la vie de l’art ». ”
Alexandre Du Sommerard,
Notices sur l’hôtel de Cluny et le palais des Thermes
“ Nous laissons les continuateurs des éternels laudateurs du passé immoler tout à leur fétiche du bon vieux temps, et provoquer, par leurs regrets et leurs vœux, une rétrogradation de quelques siècles. Nous laissons, bien plus volontiers encore, ces impitoyables contempteurs de tout ce qui fut, confondre le bien et le mal, dans leurs anathèmes, et dans l’acrimonie de leurs versions historiques, rendre les générations entières complices des faits reprochables à quelques hommes. ”
Pierre-Louis Lacretelle, Des Partis et des factions et de la prétendue aristocratie d'aujourd'hui… (1818)
“ XIX. A bien voir les choses, nos crimes d'aujourd'hui sont ceux des vieux temps, où les nobles étaient tout ; et c'est leurs auteurs que les descendans ont à absoudre dans leurs antagonistes. XX. Une aristocratie qui ne se fonde plus que sur des superstitions usées et une importance disparue, n'a plus que le ridicule des vieux oripeaux, au milieu de l'élégance simple des habits modernes. ”
“ Comment donc un État tel que le nôtre éprouvera-t-il un changement ? Par où se glissera-t-il entre les guerriers et les chefs un esprit d’opposition les uns avec les autres et avec eux-mêmes ? Veux-tu qu’à l’imitation d’Homère, nous conjurions les Muses de nous expliquer l’origine de la querelle, et que nous les fassions parler sur un ton tragique et sublime, moitié en badinant et en se jouant avec nous comme avec des enfans, et moitié sérieusement ? ”
Alfred de La Guéronnière, Vues politiques historiques, dédiées à M. le Vte de Chateaubriand… (1840)
“ Mais un jour, dans un accès de délire, elle voulut mettre la main sur la charte ; des hommes du passé qui voyaient la société suivant leurs moeurs vieillies et non suivant la vérité, mesurant à leur taille la génération nouvelle, grandie sur les champs de bataille et dans les luttes publiques, crurent pouvoir, de leurs mains débiles, tenir en lesse cette jeune génération ; d'un revers de main, elle jeta dans la poussière les insensés qui l'entreprirent. Confondant dans sa colère un passé de 1,400 ans, elle le déracine du sol et le jette dans l'exil. ”
Célestin Bouglé,
Qu’est-ce que la sociologie ?
“ L’aristocratie se réduit, se concentre jusqu’à ce qu’on oublie les services des aïeux pour n’être plus frappé que des vices ou de l’orgueil de leurs descendants, et alors elle périt sous les colères populaires ou sous l’oppression d’un tyran. ”
Amédée Gayet de Cesena, Le Spectre noir. [Par A. Gayet de Cesena… (1868)
“ Je n'ai jamais pu comprendre l'esprit de routine invétéré qui est malheureusement le fond du caractère de mes compatriotes, si prompts aux révolutions, si lents aux réformes. Arrière les démolisseurs qui détruisent pour détruire, par rage contre le passé, par haine du présent. ”
Alexandre Dumas,
Les Femmes qui tuent et les Femmes qui votent
“ C'est l'incarnation de l'idée qui se dresse tout à coup en face des vieilles traditions obstinées et insuffisantes, et elle vient, par le feu et le sang, poser sa revendication personnelle et nécessaire contre des lois jadis excellentes, mais qui, les mœurs s'étant modifiées, apparaissent subitement comme des injustices et des barbaries. ”
Gustave Lanson,
Histoire de la littérature française
“ Plus heureuse pourtant que la sottie, tuée par la royauté absolue et policière, que la moralité, absorbée ou étouffée par la tragédie, que les mystères, chassés au nom de la Réforme et au nom de la Renaissance, la farce, indestructible comme le peuple, a subsisté. ”
Antoine Jacquemoud, Discours du Docteur Jacquemoud prononcés à la Chambre des députés… (1849)
“ Quand, sous ce rapport, l'esprit des peuples qui nous entourent avance dans les nouvelles notions du juste et du vrai, nous, qui parlons d'émancipation et de civilisation, nous rétrogradons misérablement vers les plus mensongères fictions du passé. ”
G. Valbert,
Revue des Deux Mondes
“ Ils exaltent le passé, ils méprisent le présent ; infatués de leur courte sagesse, front contre front, nez contre nez, ils conversent mystérieusement, médisent de tout le monde, critiquent tes lois et tes ordonnances. ”
Victor Hugo,
Revue des Deux Mondes
“ Nous voudrions effacer le tout de notre histoire. Nous dévastons, nous pulvérisons, nous détruisons, nous démolissons par esprit national. À force d’être bons français, nous devenons d’excellens welches. ”
Henri Grégoire,
Mémoires de Grégoire, ancien évêque de Blois
“ Elle vivra, malgré l’ingratitude des illustres renégats qui, sans elle, ramperaient humblement dans la condition subalterne où les refoulait la vieille aristocratie, dont ils veulent prendre la place. Combien n’a-t-elle pas grandi par la haine persévérante de ses ennemis et le privilège de leurs persécutions ! Combien ne grandit-elle pas chaque jour auprès de la petitesse de ses détracteurs ! ”
George Sand,
Histoire de ma vie
“ Mais toutes les révolutions qui ont désolé le monde ont-elles donc été suscitées par des idées hardies ? L’ambition, la vengeance, la fureur des conquêtes, le dogme de l’intolérance, ont bouleversé les empires bien plus souvent que l’amour de la liberté et le culte de la raison. ”
Sander Pierron,
La bataille lorraine ou La montagne de la Croix…
(1938)
“ Autour de moi, dans la rue et à l'école, à l'église et dans les boutiques, je ne vois qu'antagonismes ; la querelle est partout, engendrée par des brouillons qui dressent les citoyens les uns contre les autres en avivant, en envenimant le contraste de leurs convictions philosophiques, de leur foi, en flattant leurs intérêts moraux et matériels, en énumérant ce que la patrie nouvelle ne fait pas, bien qu'elle en ait les moyens, et ce que la patrie ancienne ferait, si on lui donnait ces moyens. ”
Frédéric Ozanam,
Œuvres complètes de Frédéric Ozanam…
“ C’est cette invasion des déshérités du monde ancien, de ceux que la société méprisait qui prépare, devance et dépasse de beaucoup, à mon sens, dans ses proportions, l’invasion des barbares. C’est elle qui déjà grandit l’auditoire auquel s’adressera la parole humaine et qui par conséquent renouvelle l’inspiration des lettres. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
De la justice dans la Révolution et dans l’Église
“ Que des historiens, plus poëtes que philosophes, accusent après cela de la décadence des empires la corruption des mœurs, l’ambition des grands, les passions de la multitude, l’affaiblissement de la religion, etc., il est clair que ces explications n’atteignent pas la cause première, elles ne sont qu’une analyse du phénomène. ”
Ferdinand Bac,
Mérimée inconnu
(1939)
“ Ce n'est ni la superbe de l'ancienne noblesse, ni la sincérité du vrai peuple, mais quelque chose comme un agglomérat de défauts, transposés dans le médiocre, la vanité mal exercée, la brutalité à peine atténuée par une discipline de surface. ”
