Étienne Malpertuy

Élements biographiques

Étienne Malpertuy,  Les montagnes : poème (1846)

“ Lucien, sur un fragment de roche, alla s'asseoir, Et réfléchit tout bas s'il chercherait un gîte, Plus loin, dans un pays où la nuit vient si vite.
Comme bientôt le jour mourra dans les bas-fonds, Et que le voyageur suit des chemins profonds, Inconnus, il a peur que la nuit l'y surprenne.
Et puis, il ne sait trop quel sentiment l'entraîne Vers ces toits faits de chaume, heureux de se presser Aux flancs de la montagne, heureux de s'effacer
Dans une ombre tranquille, après cette journée De paix et de soleil que Dieu leur a donnée.
”
Source : Gallica

Étienne Malpertuy,  La vérité à tous les partis (1850)

“ La démocratie, c'est-à-dire le gouvernement de la souveraineté du peuple, te donne mission de consolider l'édifice du pays, et non de le détruire. Si tu le consolides, tu finiras par t'y loger grandement, avantageusement ; si tu le détruis, toutes ses ruines te tomberont dessus, et t'écraseront, parce que tues forcé de rester dessous sans pouvoir te sauver. Comprends-le bien : la République fera ton bonheur ou ton malheur, selon que tu feras bien ou mal. Tu as devant toi le tentateur : c'est le socialisme. ”
Source : Gallica

Étienne Malpertuy,  La France en 1850 (1850)

“ Démoralisée par les révolutions, la France a perdu sa foi dans le pouvoir. Toutes les barrières de l'autel et de l'autorité ont été foulées aux pieds des impies et des factieux. Une société qui existe, privée de ces deux fondements, n'a plus de base. Au premier coup de main d'un parti qui a l'audace de la surprendre, elle tombe. On ne résiste qu'avec des principes. Dans un pays atteint de la démoralisation politique, une heure suffit pour changer un gouvernement de dix-huit ans. La révolution de février en est la preuve. ”
Source : Gallica

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