Résumé

Étienne Malpertuy Quelques réflexions à propos de l'année 1852 (1851)

Mais, aujourd'hui, une révolution ne peut et ne doit plus être pour le pays une affaire de goût, un passe-temps national, un changement de décors politiques; une révolution nouvelle, à l'heure qu'il est, c'est l'inconnu qui déborde sur toutes choses. Autrefois, en changeant de gouvernement, la France versait tantôt de la monarchie dans la république, tantôt de la république dans la monarchie; mais aujourd'hui, faire une révolution pour le seul plaisir de changer, ce serait infailliblement tomber dans un chaos politique qui ne serait plus ni la monarchie, ni la république.
Source : Gallica

Étienne Malpertuy Quelques réflexions à propos de l'année 1852 (1851)

Toute la question est de savoir si la démocratie est dans de meilleures conditions vitales sous une république que sous une monarchie. Sous une république, la démocratie a des espaces plus vastes devant elle, mais elle court aussi plus de risques de s'y perdre. Sous une monarchie, la démocratie a un mouvement moins retentissant, mais mieux réglé: c'est le fleuve qui ne fait ni de bruit ni de mal. Sous une république, les passions populaires, à tort ou à raison, croient avoir des prétextes continuels pour se réveiller; la monarchie a une régularité d'existence qui les endort.
Source : Gallica

Étienne Malpertuy Quelques réflexions à propos de l'année 1852 (1851)

Nous aimons à croire que c'est la raison qui terminera la lutte, qui amènera la soumission intelligente des esprits, en un mot, qui dénouera le drame révolutionnaire que la France joue depuis si longtemps. Si la raison n'intervient pas, c'est la force qui fera l'office. La raison peut résoudre la question d'une façon calme, sérieuse, douce pour tout le monde ; la force la tranchera comme le bourreau tranche une tête. La raison est un foyer de vérité assez vaste pour réunir tous les esprits de quelque côté qu'ils entrent
Source : Gallica

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