Henri Thiercelin

Résumé

Henri Thiercelin,  La pacification (1871)

“ Un pays peut être également heureux, prospère et libre sous un gouvernement rationnel, n'agissant que conformément au dictat de la raison et n'empruntant qu'à la raison pure son autorité. Le principe dogmatique dit : Sacrifiez-vous tous à tous, dans l'intérêt bien entendu de chacun ; le principe rationnel dit : Chacun son droit, et tous les droits sont égaux ; mais en partant de points presque opposés, l'un et l'autre peuvent conduire à un résultat identique pour le bien commun. C'est l'état moral du pays qui détermine ainsi la forme de son gouvernement. ”
Source : Gallica

Henri Thiercelin,  La pacification (1871)

“ Mais quand un peuple en est arrivé à sa période de critique, n'admettant rien qui ne relève du jugement de la raison, la monarchie n'y peut plus durer, parce que l'opinion la cite incessamment devant un tribunal qui n'est pas le sien. Le malentendu est alors continu; le souverain et la nation parlent chacun un langage différent ; qu'il survienne un heurt, un choc, et le char verse dans une révolution. Il n'y a pas à prononcer sur la bonté de telle ou telle forme de gouvernement. ”
Source : Gallica

Henri Thiercelin,  La pacification (1871)

“ Hélas ! de toutes les créations humaines, rien ne dure éternellement. Un pays ne remonte pas le courant de son histoire. Il n'est pas au pouvoir du vieillard de se refaire, à sa volonté, une jeunesse, une foi, des illusions.
Le courant historique n'est assurément ni dogmatique, ni monarchique. Mais je vais plus loin, ces sympathies monarchiques que l'on suppose au pays, le pays ne les a pas. Le sentiment du pays est un sentiment d'inquiétude voisin de la terreur, en ne voyant pour tout gouvernement qu'un gouvernement anonyme.
”
Source : Gallica

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