Résumé

Eugène Boucher De la République nationale, par Eugène Boucher (1885)

La France va être appelée à choisir ses représentants. Les élections sont le jugement du pays sur la politique : jamais peut-être le pays n'aura rendu son verdict dans des circonstances plus décisives pour son avenir. Trop de révolutions ont déchiré la France, trop de divisions les ont suivies, chaque fois plus multipliées et plus profondes, pour que nous ne sentions pas la nécessité d'en finir avec ces bouleversements périodiques qui épuisent à la longue l'énergie nationale.
Source : Gallica

Eugène Boucher De la République nationale, par Eugène Boucher (1885)

Ce n'est pas l'existence de la république, c'est l'avénement de la démocratie qui rend, de notre temps, le gouvernement si laborieux et si redoutable. L'idée républicaine tiré toute sa force de la puissance de la démocratie. Eh quoi! on est effrayé du progrès des passions qui accompagnent le développement de la démocratie, et on compte sur la monarchie pour les contenir! Nous assisterons alors à un grand miracle. Le suffrage universel va devenir l'instrument de gouvernement le plus facile à manier entre les mains des ministres d'un roi.
Source : Gallica

Eugène Boucher De la République nationale, par Eugène Boucher (1885)

Il faut plaindre la France, si l'ordre social n'a pas d'autre ressource que celle-là.
Les conservateurs que n'aveugle pas la passion de parti reconnaîtront que le seul moyen de défendre leur cause, ce que leur cause renferme de principes nécessaires, compatibles avec la démocratie, c'est d'accepter la république, de l'accepter loyalement et sans arrièrepensée. La république est un bon et grand gouvernement quand elle est bien servie par de bons citoyens. C'est un outil qui vaut ce que valent les ouvriers qui le manient.
Source : Gallica

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