Résumé

Ernest Perrot de Chezelles L'Assemblée nationale de 1848 aurait-elle le droit de constituer une monarchie… (1848)

Il n'en est rien, et le peuple l'a bien prouvé, le lendemain de sa victoire, en offrant au monde, par l'abolition de la peine de mort, le spectacle de sa propre magnanimité, selon la belle expression de ce Lamartine, qui réunit en sa personne, exemple unique! tant de gloires diverses, la gloire du poëte, celle de l'historien, celle de l'orateur et de l'homme d'État, de Lamartine qui non-seulement comprend, mais qui aime, qui n'a pas seulement du génie, mais du coeur ! — Oui, la liberté a ses périls, mais il en est ainsi de toutes les grandes choses.
Source : Gallica

Ernest Perrot de Chezelles L'Assemblée nationale de 1848 aurait-elle le droit de constituer une monarchie… (1848)

Le principe de la souveraineté du peuple admis et pratiqué, il me paraît clair que logiquement le gouvernement républicain est le seul qui puisse être institué.
Comment admettre en effet qu'une Assemblée, issue de la souveraineté du peuple, peut, en décrétant la monarchie, porter à ce principe, dont elle émane, l'attaque la plus rude et la plus directe, l'aliéner, le détruire, ou du moins l'amoindrir sensiblement?
Comment admettre que le droit de souveraineté du peuple peut aller jusqu'à anéantir ce droit imprescriptible des nations libres, et mûres pour la démocratie?
Source : Gallica

Ernest Perrot de Chezelles L'Assemblée nationale de 1848 aurait-elle le droit de constituer une monarchie… (1848)

N'est-elle pas déjà comme un gage de victoire, la mâle confiance dont est animé le soldat qui marche à l'assaut d'un pas intrépide ! Oui, la liberté a ses périls ! Mais n'imitons pas ces hommes qui tenaient depuis tant d'années notre France courbée sous la peur des grandes idées. Ils en avaient si peur qu'ils s'étaient efforcés de cacher sous des mots qui inspirassent l'aversion publique les plus nobles sentiments, les instincts les plus généreux.
Ils avaient peur d'une liberté complète et l'appelaient licence.
Peur de la démocratie, et ils l'appelaient démagogie.
Source : Gallica

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