Résumé

Elections législatives du 4 Octobre 1885… (1885)

Il faut donc que la République vraie sorte des urnes. Précisons-en bien la nature. Cette République vraie, réelle, effective, s'appelle Démocratie, c'est-à-dire gouvernement du peuple par le peuple. La souveraineté est son essence, le suffrage universel, son instrument, le règne de la Justice, son but. Par cela même que la souveraineté est immanente au peuple, elle est inaliénable. Le vieux dicton populaire qui dit : « La voix du peuple est la voix de Dieu » est absolument vrai en politique. Voilà pourquoi le peuple peut être considéré comme étant la loi vivante.
Source : Gallica

Elections législatives du 4 Octobre 1885… (1885)

Abandonnés par les nobles dans la fameuse nuit du 4 août, ils n'ont aucune raison d'être en République. En les rétablissant, avec la monarchie, Bonaparte se créait un instrument de corruption utile à sa politique, comme sa légion d'Honneur était nécessaire à ses hécatombes. Rabaisser les hommes en ayant l'air de les élever, tel est l'esprit du despotisme. Mais une démocratie jalouse de ses destinées, ne saurait tolérer dans son sein ces simulacres de noblesse, sans laisser en même temps la porte ouverte à des espérances de restauration monarchique, avivées par la présence des prétendants.
Source : Gallica

Elections législatives du 4 Octobre 1885… (1885)

Que pouvait-il sortir d'une Assemblée monarchiste, élue sous le coup de l'invasion, et dont les hommes guettaient, depuis dix-huit ans, le moment de restaurer la Monarchie, si ce n'est des empêchements légaux de nature à déconsidérer la République et à la rendre impossible, afin de faire éclater, comme remède souverain, la nécessité de la Monarchie ! C'est que pour écrire ce contrat social qu'on appelle une Constitution démocratique, il faut aux législateurs des convictions morales, des principes arrêtés, un profond amour de la Patrie et de l'humanité, et un mandat formel.
Source : Gallica

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