Ernest Perrot de Chezelles

Résumé

Ernest Perrot de Chezelles Souveraineté du peuple et république… (1871)

Ils ont peur d'une liberté complète, et ils l'appellent licence;
Peur de la démocratie, et ils l'appellent démagogie ;
Peur de la fraternité, et ils l'appellent communisme ;
Peur de l'égalité des droits politiques, et ils l'appellent anarchie ;
Peur du peuple, et ils disent la populace;
Peur même du mot de patrie, parce qu'il contient en lui ces susceptibilités nationales qu'un peuple n'abdique pas, sans abdiquer en même temps une partie de son indépendance vis-à-vis de l'étranger; ils disent le pays
Source : Gallica

Ernest Perrot de Chezelles Souveraineté du peuple et république… (1871)

Si tous ne l'acclament pas avec un égal transport; si pour quelques-uns elle semble n'être qu'un pis-aller, aucuns ne paraissent songer à l'attaquer sérieusement.
Je ne suis point de ceux qui considèrent la république seulement comme un fait accompli, qu'il faut à toute force, et quoi qu'il en coûte, accepter aujourd'hui ; je la regarde comme un droit absolu 1 ; le principe de la souveraineté du peuple pratiqué, il est clair que, logiquement, le gouvernement républicain doit seul être institué.
Source : Gallica

Ernest Perrot de Chezelles Souveraineté du peuple et république… (1871)

Ce qui est vrai des citoyens, pris isolément, n'est-il pas vrai
14 SOUVERAINETÉ DU PEUPLE
Je ne prétends pas que la nation doive être conviée chaque jour à exercer sa souveraineté; mais, pour maintenir son droit dans l'application,
de leur collectivité, la nation elle-même? Que la nation puisse déléguer temporairement l'exercice de sa souveraineté, rien n'est plus certain en principe et plus nécessaire en fait. Qu'elle puisse, légalement et avec sagesse, aliéner, pour un temps indéfini, sa souveraineté même, c'est-à-dire le premier attribut de sa liberté, — je le nie.
Source : Gallica

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