Résumé

Le suffrage universel basé sur les corporations (1875)

La nation française, en revendiquant le droit de se gouverner elle-même, en accomplissant sa révolution, a justifié cette prétention par un développement inouï de la richesse publique, par les institutions qu'elle a fondées, par son commerce extérieur. En moins de 90 ans, sous la liberté, elle a fait plus pour les droits de l'homme et pour la civilisation, bien qu'il y ait encore beaucoup à obtenir, que la monarchie pendant tant de siècles, où tout était servitude, misère, famine, ignorance.
Le despotisme ne peut rien pour l'humanité, seule la liberté opère des miracles.
Source : Gallica

Le suffrage universel basé sur les corporations (1875)

Basée sur la corporation, l'élection donnerait une réelle, une exacte représentation de la France, hommes et intérêts, pensée et matière, théoriciens et praticiens; elle comprendrait tout ce qui compose l'existence nationale, tout ce qui concourt à la richesse, à la gloire et à l'indépendance de la patrie : arts, sciences, pensée, travail, industrie, commerce, instruction, religion, — ce qui serait vraiment l'ordre dont on prostitue si souvent le mot.
Source : Gallica

Le suffrage universel basé sur les corporations (1875)

Des historiens ont prétendu que la formation de la France a été l'oeuvre de la monarchie. Nous croyons cette opinion contraire à la vérité. La monarchie n'a jamais travaillé qu'à s'établir et à assurer avant tout son existence. Son histoire est une lutte incessante contre la nation qu'elle a toujours gouvernée, administrée despotiquement et ruinée. La vie de chacun, aussi bien dans son travail que dans sa pensée, était prévue, ordonnée et surtout enfermée dans un cercle étroit, infranchissable
Source : Gallica

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