Résumé

Jean Muirson Les Droits et la pensée de la France… (1832)

Cette masse que je viens de classer, de définir, et de peindre, s'appelle la nation, ou le peuple! Et
Se monte en France à près de trente-deux
millions d'hommes, frappés d'incapacité gouvernementale et législative.
Car
Ils ne peuvent en aucune manière directe ni indirecte concourir à la nomination d'un député.
Parce que,
Ne payant pas le cens électoral, ils ne sont pas électeurs.
Or, Pour nommer un député, il faut être électeur.
Et,
Pour être électeur, il faut payer le cens électoral.
Source : Gallica

Jean Muirson Les Droits et la pensée de la France… (1832)

Les factieux ne se montrent qu'en assassins et en voleurs ; l'autorité provisoire , fidèle au poste où la victoire l'a placée, tient, d'une main ferme, le gouvernail de l'État ; les lumières, les vertus, la philantropie , prédominent, et dans cet état de sécurité et de force, une nation peut, sans crainte ni confusion, exercer dans le calme et avec sagesse un adroit si solennel.
Source : Gallica

Jean Muirson Les Droits et la pensée de la France… (1832)

Les nations dans leur enfance même ont fait preuve de plus de sagesse que vous !
De quel droit vous arrogerez-vous la prérogative de priver un peuple civilisé de sa souveraineté? Par quelle raison prétendrez-vous que quelques arpens de terre assemblés peuvent dicter des lois et imposer un chef à près de trente-deux millions d'hommes , sans avoir été munis de leur procuration ?
Source : Gallica

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