Résumé

Urbain Feytaud Projet de réforme électorale et parlementaire… (1848)

Mais si la centralisation de l'élection est une garantie efficace de l'indépendance et de la sincérité de l'électeur, la liberté du choix des candidats n'est pas une garantie moins grande de l'indépendance et de la capacité de l'élu. Si la condition du cens est absurde et contre le droit naturel, c'est surtout lorsqu'elle est imposée à celui qui doit représenter toute la nation, le pauvre comme le riche, l'ignorant comme le capable ; l'ignorant et le pauvre bien plus encore que les deux autres , car ils sont bien moins aptes à se défendre , à se protéger eux-mêmes.
Source : Gallica

Urbain Feytaud Projet de réforme électorale et parlementaire… (1848)

Mais aujourd'hui, le mal qui ronge le corps social demande un effort général, énergique. Il faut que tous, libéraux , socialistes , radicaux , légitimistes , poussent le même cri, prennent les mêmes armes, formulent la même doctrine ; il faut enfin qu'au-dessous de ces mots d'union et de réforme placés aujourd'hui sur le drapeau de toute l'opposition, le pays puisse lire aussi le pacte qui doit cimenter cette union et donner une première vie à cette réforme.
Source : Gallica

Urbain Feytaud Projet de réforme électorale et parlementaire… (1848)

Or, si avant qu'une meilleure organisation sociale n'ait mieux nivelé les fortunes en relevant le travailleur ; si avant que l'éducation, en se répandant dans les masses, n'ait aussi nivelé autant que possible les intelligences, vous voulez proclamer le droit exclusif et absolu du nombre , vous consacrez en réalité une inégalité monstrueuse, vous livrez sans protection à la force brutale et ignorante les deux principales garanties de tout ordre social, la richesse et l'intelligence.
Source : Gallica

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