British and Foreign Review

Résumé

British and Foreign Review Revue des Deux Mondes

Aucun électeur n’a le droit de se plaindre d’une élection à laquelle ils ont tous concouru par leurs suffrages ; aucun éligible n’a le droit de prétendre que, si tous les électeurs avaient été appelés, il aurait été élu. Vainement dira-t-on qu’en faisant choisir par la totalité des électeurs, et dans leur sein, un certain nombre d’électeurs d’élite, qui nommeraient ensuite les députés, on aurait également l’expression de l’opinion et du vœu de tous les électeurs.
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British and Foreign Review Revue des Deux Mondes

La véritable question, la difficulté de la réforme électorale, consiste dans l’adjonction des capacités et dans la proportion de cette adjonction. C’est un nouveau progrès à faire, et qui peut se faire sans révolution ; une éventualité aujourd’hui, et demain une nécessité.
Si l’accession des capacités se bornait à la deuxième liste du jury, on aurait peu gagné à la réforme, on aurait appelé les avocats au pouvoir, et cette classe d’hommes ne l’a que trop envahie. Le véritable signe de la capacité aujourd’hui, c’est l’élection, ce sont aussi les services rendus.
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Paris enfin, qui est soumis à une législation spéciale, ne compte qu’un électeur sur quarante-deux habitans. Ainsi, la plus misérable commune de France a proportionnellement trois fois plus d’électeurs que les grandes cités, et cinq fois plus que la capitale. La progression naturelle est renversée par la loi. Le droit de suffrage s’étend en raison inverse de la richesse et des lumières. Les départemens les plus pauvres, et, dans ceux-ci, les communes les moins riches, les moins éclairées, comptent le plus grand nombre d’électeurs.
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