Résumé

Timoléon Taillefer De la démocratie en France et de la réforme électorale (1839)

Si je ne me trompe , j'ai prouvé que le peuple pouvait voter sans danger pour la société dans une grande révolution; que de nos jours, quand la société se rassied, il n'était plus qu'un simple instrument ; que le vote universel n'augmentait en rien les forces de la démocratie; que l'aristocratie n'existe plus en France; qu'elle n'est que l'ombre d'un corps, ombre qui s'efface de jour en jour ; que nous sommes entre l'aristocratie qui s'en va et la démocratie qui arrive ; que celle dernière ignore encore le secret de l'organisation de ses forces
Source : Gallica

Timoléon Taillefer De la démocratie en France et de la réforme électorale (1839)

Je crois que lorsqu'un peuple touche à l'exlinction de l'aristocratie et à la création d'un cens électoral, il marche pas à pas, et à son insu, vers le suffrage universel. La mobilité incessante de nos lois électorales me semble une preuve de ce que j'avance. Si cette législation est si mobile, c'est que le législateur cherche la solution d'un problême. Ce problême est aujourd'hui l'organisation des premières couches démocratiques de la société, et ce travail d'organisation durera de la première couche à la dernière.
Source : Gallica

Timoléon Taillefer De la démocratie en France et de la réforme électorale (1839)

L'aristocratie peut, du reste, supporter patiemment les longues crises ; car les sacrifices qu'imposent les révolutions, elle les impute sur le superflu, et le peuple sur son nécessaire. De là naît une seconde et puissante cause de ténacité dans l'aristocratie, et de mobilité dans la démocratie. Aucune classe de la société n'a sans doute le privilége exclusif de la vertu, et bien des hommes publics sortis du sein du peuple ont eu une grande pureté
Source : Gallica

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