Sénat américain

Définition et enjeux

Portrait de Émile de Laveleye Émile de Laveleye La Forme nouvelle du gouvernement aux États-Unis et en Suisse

Le sénat américain n’est pas, comme la chambre, une simple machine à voter. Il s’acquitte d’une façon convenable et parfois très brillante de « la fonction éducative » que l’on attribue au régime parlementaire. Les sénateurs peuvent parler à leur aise, sans être soumis à la tyrannie des comités, aux entraves du règlement et à la guillotine de la question préalable.
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A. Lelièvre Sur le Sénat des États-Unis de l'Amérique du Nord… (1908)

Le tempérament versatile et impétueux de la Chambre populaire lui interdisait ce rôle. Seule une assemblée telle que le Sénat, pouvait assurer la constance nécessaire en politique.
La nécessité, dans un état fédératif, de donner aux Etats le composant une représentation spéciale et indépendante de leur étendue et de leur densité, constituait une quatrième raison en faveur de la création du Sénat américain. Tandis que la Chambre représenterait le peuple des Etats-Unis, le Sénat serait la représentation des Etats particuliers, considérés comme individualités distinctes.
Source : Gallica

Ed. Laboulaye La Question des deux chambres

Tout au contraire, le sénat est la tête et le cœur du peuple américain. C’est lui qui a la confiance de la nation ; c’est lui seul qu’on écoute. Un pays de 40 millions d’âmes se laisse docilement conduire par une assemblée de soixante-quatorze conseillers. Admirable institution qui permet à la démocratie américaine de rivaliser de constance et de grandeur avec les gouvernemens de Rome, de Venise ou de Londres. Qu’on ne nous parle donc plus des droits ou des privilèges de l’aristocratie.
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