Résumé

Ed. Laboulaye,  La Question des deux chambres

“ Si le législateur sort de sa sphère, il y est rejeté par les tribunaux. Le pouvoir judiciaire, qui chez nous n’est qu’une délégation du pouvoir exécutif, est en Amérique une autorité indépendante et souveraine dans la limite de ses attributions. Loin de plier devant la décision des assemblées, le juge, qui tient son mandat de la constitution, c’est-à-dire du peuple, frappe de nullité l’usurpation législative en faisant prévaloir la constitution sur la loi qui la viole. Il y a là une garantie de la souveraineté nationale dont nous n’avons pas même l’idée. ”
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Ed. Laboulaye,  La Question des deux chambres

“ C’est en France seulement qu’on a permis à une assemblée d’imposer aux citoyens une constitution qui ne leur convient pas, et qu’il leur est interdit de toucher. Aux États-Unis, il n’y a de constitution que celle qui est ratifiée par un plébiscite, et il est toujours facile de la réviser. En France, le peuple est un Hercule endormi qui ne se réveille que pour briser ses chaînes et se donner de nouveaux maîtres ; en Amérique, le peuple est un père de famille qui veille sans cesse et n’abdique jamais. Il aime les réformes, il a l’horreur des révolutions. ”
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Ed. Laboulaye,  La Question des deux chambres

“ Ces mesures, je les emprunte aux Américains, le seul peuple qui ait compris le rôle du sénat dans une démocratie.
Quel que soit le gouvernement d’une nation, il faut placer quelque part un point fixe, un principe de conservation. Un peuple n’est pas une caravane qui traverse le sable du désert sans y laisser la trace de ses pas ; c’est une société qui a un passé et un avenir. Pour assurer son indépendance, une nation a besoin de s’allier avec ses voisins ; mais une alliance n’est pas l’œuvre d’un jour.
”
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