Résumé

Bonaparte et l'assemblée, ou deux chambres valent mieux qu'une… (1851)

Le dogme de l'omnipotence parlementaire qui dicta la Constitution de 1848 est, je le sais, contraire à l'institution d'une telle chambre, parce que la condition même de cette omnipotence est la concentration de tous les pouvoirs, même l'exécutif, dans une seule assemblée. Mais ce dogme a fait son temps : on sait que cette concentration n'est, à vrai dire, que l'absorption et l'anéantissement complet de tous les pouvoirs au profit de la multitude ; que jamais une telle assemblée n'a créé un atome de force ; qu'elle a toujours subi la tyrannie des masses, la pire de toutes.
Source : Gallica

Bonaparte et l'assemblée, ou deux chambres valent mieux qu'une… (1851)

La chambre, qui vient de finir dans un orage qu'elle avait provoqué, nous enseigne, par sa vie comme par sa mort, que le pouvoir d'une assemblée, quand la constitution le décrète unique et sans mesure, tend par sa nature à se détruire lui-même, puisque la constitution, en le déclarant tel, le rend tout à la fois insuffisant et intolérable.
La division de ce pouvoir, au contraire, division impérieusement réclamée par le voeu de tous, lui assure la durée, la force et l'indépendance, mais la durée dans le calme, la force dans la mesure, l'indépendance sans révolte.
Source : Gallica

Bonaparte et l'assemblée, ou deux chambres valent mieux qu'une… (1851)

Si le mauvais usage d'un droit en appelle la suppression, il y a longtemps que la démocratie devrait avoir perdu les droits civils et politiques du pays. Le pouvoir exécutif, plus sage qu'elle, a maintenu et préservé ces conquêtes du peuple, qu'elle eût infailliblement ruinées, anéanties. L'assemblée, qui était faible, les avait entamées par la loi du 31 mai ; le pouvoir exécutif, qui se sentait fort, les a respectées, et, je le répète, préservées. La démocratie ne lui en sait aucun gré : car elle s'en souciait fort peu.
Source : Gallica

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