Résumé

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Le programme républicain. La révision… (1882)

La République n'admet d'autre aristocratie que celle du talent; c'est là sa noblesse à elle, et c'est de cette cour princière du génie de la France qu'elle aime, à entourer le pouvoir. Quand donc un citoyen fait grande figure soit dans la science, soit dans l'art, soit dans la littérature, soit dans l'industrie, il y va de l'intérêt de la démocratie de pouvoir lui offrir l'hospitalité du Sénat, ne fût-ce que pour fortifier le régime parlementaire en jetant sur lui la parure de la célébrité.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Le programme républicain. La révision… (1882)

Une seconde Chambre ne saurait être la doublure de la première. Ou elle n'est qu'une superfétation ou elle doit être autre, par son recrutement et conséquemment par son caractère. Or, le caractère du Sénat, dans la pensée de la Constitution, est l'esprit de suite et de fixité pour faire contrepoids à ce qu'il peut y avoir de trop variable et de trop prompt dans une Chambre issue du suffrage universel, assez impressionnable lui-même pour céder à l'entraînement des circonstances.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Le programme républicain. La révision… (1882)

En quoi l'amour-propre du Sénat pourrait-il en souffrir? Si, au contraire, nous avons raison, croyez-vous que la Chambre ne prendra pas en considération notre vote et les arguments à l'appui, et qu'elle n'étudiera pas à nouveau la question de plus près et ne sentira pas, dans tous les cas, qu'au-dessus de nous comme au-dessus d'elle il y a un arbitre suprême qui nous regarde, qui note nos actes au passage et en dresse le bilan ? Toute erreur entraîne avec elle sa responsabilité. Le Sénat en est la preuve en ce moment.
Source : Gallica

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