Résumé

M. F. V. G. Tableau de la politique française à l'intérieur… (1871)

C'est une grande faute que de s'abandonner aveuglément à la direction soit d'un homme, soit d'une assemblée. Le pouvoir est corrupteur par sa nature. Il tend toujours à envahir et à s'étendre.
Le peuple ne peut ni ne doit jamais se dessaisir de la souveraineté. Il confère des fonctions, il ne sacrifie ni ses droits, ni sa liberté.
La loi suprême, la constitution de l'État, ne comprenant que la création et l'organisation des pouvoirs, ne peut logiquement émaner que du suffrage universel. Le peuple fait les autres lois par des délégués.
Source : Gallica

M. F. V. G. Tableau de la politique française à l'intérieur… (1871)

Allons ! hommes d'État, rois, empereurs, ministres, maréchaux, ambassadeurs, fortes têtes politiques, moquez-vous des idéologues ! Riez de ces esprits étroits que préoccupent les conditions essentielles du bienêtre général ! Votre génie a bien plus d'étendue ! Pour vous, morbleu! la politique est l'art de vivre largement aux dépens de la vile multitude! Vous comprenez à merveille que le besoin prédominant, le vrai besoin d'un grand peuple, est d'être représenté et conduit en laisse par de fastueux personnages, que c'est là son mérite et sa gloire
Source : Gallica

M. F. V. G. Tableau de la politique française à l'intérieur… (1871)

La sauvegarde et la propriété des citoyens est le but suprême de l'État.
Les citoyens sont libres de se réunir, de penser, déparier, d'écrire, d'agir comme il leur plaît, sous la seule condition de ne porter aucune atteinte aux droits d'autrui.
Nous n'ajoutons pas les dispositions essentielles nécessaires à la protection de la liberté individuelle et de l'inviolabilité du domicile. Elles sont d'autant plus connues que le pouvoir en France, le législatif comme l'exécutif, les a de tout temps outrageusement violées.
Source : Gallica

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