Militarisme

Définition et enjeux

Anonyme,  Revue des Deux Mondes

“ Evidemment, cher ami, ce pays est fort. Bien que je juge à sa vraie mesure la force brute et le militarisme, bien que je sache, comme philosophe et comme chrétien, tout ce qu’il y a de vain et de fragile dans les plus savantes et les plus victorieuses troupes, bien que je ne croie ni au canon ni aux mitrailleuses, je ne puis me défendre d’admirer ici la puissante discipline qui fuit marcher tout ce monde avec la précision d’une colossale machine et le respect admirable des inférieurs de toute classe pour les supérieurs de tout rang. ”
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Portrait de Vladimir Soloviev Vladimir Soloviev,  Trois Entretiens

“ Vous avez peut-être raison.
LE PRINCE. – Je dirai même que certainement vous avez raison, quoique, jusqu’à présent, l’idée ne m’en fût pas venue de cette manière. Mais enfin, c’est superbe. Pensez donc seulement à ceci : le militarisme engendre, comme sa suprême expression, le service militaire universel obligatoire ; et, par là, précisément, il entraîne la ruine non seulement du militarisme le plus moderne, mais aussi des anciens fondements de l’organisation militaire. C’est merveilleux !
”
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Georg Pfeilschifter,  La Culture allemande, le catholicisme et la guerre… (1916)

“ Deux principes fondamentaux de notre militarisme nous en font pénétrer le vrai caractère: notre armée est une armée nationale; notre armée est un membre organique dans l'ensemble de notre culture allemande.
Notre armée est une armée nationale. Tout citoyen en état de porter les armes doit lui payer son tribut personnel, participer aux dangers et aux sacrifices des entreprises militaires. Cela n'implique pas encore, d'ailleurs, l'absence de velléités belliqueuses ou une aptitude plus grande à la défensive qu'à l'offensive: témoin la Russie et les Balkans.
”
Source : Gallica

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