Résumé

Emm. Crauffon Les 1res Responsabilités de 1870… (1910)

Il croit au droit d'intervention sur tous les points et dans toutes les questions où la sécurité du Pays est engagée, il croit enfin au droit de la France de définir elle-même ses intérêts et d'en marquer les limites. (Très bien !)
Voilà les préjugés de mon patriotisme et j'en fais des droits ; appuyé sur eux, je demande la paix si on la veut, et la guerre si on l'impose. (Très bien !)
Mais, direz-vous, qui sera juge de l'opportunité? qui? le pays, l'Empereur, vous. Une grande nation comme la France n'a que deux arbitres: elle-même et Dieu.
Source : Gallica

Emm. Crauffon Les 1res Responsabilités de 1870… (1910)

Vous allez combattre une des meilleures armées de l'Europe ; mais d'autres, qui valaient autant qu'elle, n'ont pu résister à votre bravoure. Il en sera de même aujourd'hui.
La guerre qui commence sera longue et pénible, car elle aura pour théâtre des lieux hérissés d'obstacles et de forteresses : mais rien n'est au-dessus des efforts persévérants des soldats d'Afrique, de Crimée; de Chine, d'Italie, du Mexique. Vous prouverez une fois de plus ce que peut une armée française animée du sentiment du devoir, maintenue par la discipline, enflammée par l'amour de la patrie.
Source : Gallica

Emm. Crauffon Les 1res Responsabilités de 1870… (1910)

Dès qu'il se redresse et se vante de ses fourberies audacieuses, qui ont placé au premier rang des nations son Allemagne, jusque là divisée et impuissante, il est grand comme un Satan beau à contempler. Bismarck manigançant dans l'ombre la candidature Hohenzollern, sans se douter que la guerre en sortira fatalement, serait un sot à bafouer ; Bismarck organisant cette trame parce que c'est le seul moyen de faire éclater la guerre, dont il a besoin pour créer l'unité de sa patrie, est un puissant homme d'Etat, d'une grandeur sinistre, mais d'une grandeur imposante.
Source : Gallica

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